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Pour en savoir plus sur l'artothèque

Les artothèques, une histoire récente

création araktu - http://www.araktu.com

La première artothèque à voir le jour en France est mise en œuvre à la Maison de la Culture du Havre en 1965 sous l’impulsion d’André Malraux, alors ministre chargé des Affaires culturelles.

Cette première expérience, rapidement interrompue, est suivie par celle de Grenoble qui possède aujourd’hui l’une des collections les plus importantes.

De 1982 à 1985, le ministère de la Culture, désireux de favoriser l’accès à l’art contemporain, encourage les collectivités locales à créer des artothèques.

Cette volonté décentralisatrice, également représentée par les Centres d’Art Contemporain (CAC) et les Fonds Régionaux d’Art Contemporain (FRAC), rencontre un succès important, notamment auprès des municipalités.

Le plus souvent, celles-ci installent les artothèques au sein des nouvelles médiathèques. Mais leurs implantations sont souvent très variées : école d’art, musée et aussi lieux indépendants.

Les artothèques peuvent être municipales ou associatives. On en compte aujourd’hui quarante en France. Une association les réunit : l’ADRA (Association de Développement et de Recherche sur les Artothèques).

 

Qu'est-ce qu'une artothèque ?

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L’artothèque est un service de prêt d’estampes (gravures, lithographies, sérigraphies) et de photographies originales qui permet aux particulier, aux collectivités et aux entreprises d’intégrer dans leur environnement quotidien (domicile, lieu de travail, école) des témoignages de l’art d’aujourd’hui. La collection qui s’enrichit chaque année d’acquisitions nouvelles, a pour mission de dresser un panorama de la production contemporaine.

Une artothèque est aussi le partenaire des collectivités (entreprises, associations, établissements scolaires) qui souhaitent développer des actions d’éducation et de sensibilisation dans le domaine de l’art.

Les conditions de prêt

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Pour les particuliers : la carte des médiathèques permet à chaque abonné adulte d’emprunte deux œuvres pour une période de deux mois.

Pour les collectivités : la carte des médiathèques permet un emprunt de 10 œuvres pour une période de deux mois.

Pour les entreprises : la carte des médiathèques permet un emprunt de 5 œuvres pour une période de deux mois.

téléchargez la plaquette de présentation de prêts aux entreprises

Pour chaque œuvre prêtée, l’artothèque remet à l’emprunteur un document de présentation de l’artiste et/ou de l’œuvre.

Le prêt est gratuit. Un bordereau sur lequel figure la valeur d’assurance de l’œuvre est remis à l’emprunteur qui en prend l’entière responsabilité « de clou à clou ». L’artothèque demande à l’emprunteur d’en informer son assureur.

En cas de dommage(s), un montant forfaitaire est demandé à l’emprunteur (23 € pour un encadrement). Si l’œuvre est abîmée, l’emprunteur sera amené à en rembourser la valeur.

Les acquisitions

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La collection est constituée d’œuvres contemporaines de 1950 à nos jours. Elles représentent toutes les tendances de l’art actuel : land art, nouveaux réalistes, figuration libre, photographie plasticienne, abstraction géométrique, art minimaliste, figuration narrative...

Elle est constituée d’estampes, d’œuvres uniques sur papier et de photographies.

Les acquisitions sont assurées par le responsable de l’artothèque en collaboration avec les membres de son équipe. Les achats sont réalisés directement auprès d’artistes, de galeries ou encore d’ateliers d’estampes. Des œuvres sont parfois réalisées à la demande de la structure (dans le cadre d’expositions).

L’artothèque effectue ses acquisitions auprès d’artistes de renommée nationale ou internationale qui sont importants et représentatifs de la production d’art actuel et des différents courants. Mais l’artothèque reste toujours vigilante au soutien des artistes locaux ou régionaux ainsi qu’aux jeunes artistes.

Parmi les créateurs de renommée internationale ou nationale, l’artothèque a, par exemple, acquis en 2006 des œuvres d’artistes tels que Antoni Tàpies, Jean Le Gac, Kiki Smith ou encore Nancy Spero...

À l’issue de chaque exposition, l’artothèque fait également l’acquisition d’œuvres de l’artiste exposé. Ceci permet aux usagers de prolonger l’exposition chez eux et à l’artothèque de garder une trace dans ses collections.