Le baroque : une révolution dans les arts
Barueco, la pierre irrégulière : c'est une des possibles origines du terme "baroque". Le baroque est en effet attiré par la dispersion, le mouvement comme l'esprit renaissant l'était par l'unité et la stabilité. C'est à partir du XVIIe siècle dans une Rome en paix située au cœur d'un territoire européen en proie aux déchirements des conflits religieux que va se répandre cette nouvelle esthétique, et ce dans tous les arts.
Lié à la volonté de l'Église catholique de prouver sa puissance face au mouvement de Réforme présent dans l'ensemble de l'Europe, le développement du baroque valorise un art réaliste et sensualiste. Cette expression de la puissance induit également un attrait pour la prolifération des formes, des couleurs riches. Tout est destiné à susciter une forte émotion.
En architecture, la ville même de Rome, dont le dessin est orchestré par Le Bernin et Borromini devient le symbole de l'extension du baroque. De nombreuses églises sont ainsi construites dans un style qui n'hésite pas à privilégier les décors surchargés : les coupoles s'ornent de visions célestes, les murs se couvrent de marbre, de bronze et de stucs.
Le Bernin
Concepteur de la majorité des bâtiments et espaces emblématiques de la Rome baroque, Le Bernin est tout à la fois un immense architecte et un grand sculpteur. On lui doit plusieurs palais romains, des fontaines comme La fontaine des 4 fleuves place Navone et des églises (notamment Saint André du Quirinal). Dans son œuvre, le maître recherche constamment les effets de perspective et les angles de vision insolites. Des courbes, des colonnes de tout type, des bas-reliefs viennent enrichir la décoration d'espaces toujours plus impressionnants. Le chef d'œuvre romain du Bernin reste sans doute La Gloire érigée dans le chœur de la cathédrale Saint-Pierre. Le sculpteur y pousse à son paroxysme les effets de la représentation artistique d'une scène divine.
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| La Gloire (Choeur de la cathédrale Saint-Pierre de Rome) | Fontaine des quatre fleuves |
Le Caravage
La peinture du Caravage favorise les oppositions. À l'image de L'incrédulité de Saint-Thomas (ci-contre), les couleurs sont tranchées. L'éclairage souvent latéral découpe la toile en zones de choc qui agissent fortement sur le regard et l'esprit. Son réalisme stupéfiant dérange ses contemporains et ses toiles sont tout d'abord refusées par les chapelles qui lui passent commande. Néanmoins, la puissance de conviction des images produites par le peintre répond bien aux intentions de la Contre Réforme qui souhaite toucher les fidèles par les sens et les amener par ce biais à la méditation.
| Le baroque en quelques livres : | ||
Histoire et splendeurs → Médiathèque du Bourg-sous-la-Roche | ![]() | |
![]() | Baroques → Médiathèque Benjamin-Rabier | |
La sculpture baroque italienne → Médiathèque Benjamin-Rabier | ![]() | |
![]() | Rembrandt-Le Caravage → Médiathèque Benjamin-Rabier | |
La parole baroque → Conservatoire de Musique, Danse et Théâtre | ![]() | |










