1825-1968 : création et développement
| 1825 : naissance de la bibliothèque municipale | |
Cette cession malgré tout un peu forcée, se fait dans un climat tendu car les finances de la municipalité, vingt ans seulement après son élévation au rang de préfecture du département, sont encore très précaires. | |
Le 19 juillet 1825, le Conseil Municipal nomme M. Démé au poste de bibliothécaire. Il assume cette fonction jusqu'en 1830. M. Démé procède à l'inventaire de la bibliothèque et rédige le premier catalogue en 1828. Ce catalogue manuscrit (voir ci-contre), composé de 190 feuillets collés et paraphés, nous apprend que le fonds de la bibliothèque municipale est constitué alors de 6 021 volumes. En 1830, M. Périer, succède à M. Démé jusqu'en 1841, date de son décès. M. Auguste Gaudineau, avocat à Bourbon-Vendée, est nommé bibliothécaire le 28 janvier 1842 ; il occupe ce poste jusqu'à son décès en 1878. | |
| 1857 : le premier catalogue imprimé | |
M. Léon Audé, ancien secrétaire général de la préfecture, a exercé les fonctions de maire de La Roche-sur-Yon de 1848 à 1852. Il s'investit en faveur de la bibliothèque et veille aussi bien à l'accroissement des collections qu'à leur conservation.
En mémoire de l'intérêt qu'il a porté toute sa vie à la bibliothèque municipale, ses héritières donnent à la ville de La Roche-sur-Yon en avril 1871, sa collection d'ouvrages particulièrement riche en publications sur la Vendée et le Poitou. | |
À partir de 1852, les destinées de la bibliothèque et du musée, dénommé cabinet d'histoire naturelle, sont intimement liées puisque la gestion du musée et de ses collections sont confiées au soin du bibliothécaire, M. Gaudineau. En 1879, M. Henri-Nicolas Marichal - ancien professeur de mathématiques du lycée de La Roche-sur-Yon et auteur avec Nicolas-Charles Pontarlier de l'Herbier du département de la Vendée - est nommé conservateur de la bibliothèque et du musée. À la lecture de Huit jours à La Roche-sur-Yon d'Eugène Louis, publié en 1881, nous apprenons que la « bibliothèque publique » contient 14 000 volumes. | |
| 1918 : l'année du legs Bertier | |
En 1918, Mme Bertier, pour répondre aux intentions testamentaires de son mari, lègue à la ville de La Roche-sur-Yon les 2 536 volumes qui la composent. Ce legs intègre les collections de la bibliothèque en 1922. En 1933, M. Schmitt, inspecteur général de la bibliothèque municipale, alarme le conseil municipal sur l'urgence de trouver un local susceptible d'accueillir certains ouvrages peu consultés mais d'un intérêt certain. 5 à 6 000 volumes semblent concernés par cette délocalisation prévue dans une des salles d'un immeuble municipal de la rue Haxo.
Suite à l'énergie déployée par les bibliothécaires, les prêts vont augmenter de façon significative puisque de 1934 à 1936, 4 000 prêts supplémentaires sont enregistrés. Cependant, les deux salles dédiées à la bibliothèque semblent bien exiguës pour accueillir ses 36 000 volumes. Ce problème d'espace ne sera résolu qu'en 1969 soit 33 ans plus tard ! En avril 1938, le conseil municipal nomme M. Brochoire, au poste de secrétaire général adjoint, en charge de la bibliothèque. | |
| Les années sombres (1940-1944) | |
Le 22 juin 1940, les Allemands font leur entrée à La Roche-sur-Yon. Dès le lendemain, les troupes d'occupation réquisitionnent le premier étage de l'hôtel de ville, le rez-de-chaussée étant laissé à l'administration municipale. Les deux salles de la bibliothèque sont désormais occupées par une Standorst-kommandantur (mairie) chargée du cantonnement des troupes allemandes. Faute de place, l'administration municipale est confrontée à d'énormes difficultés quant au bon fonctionnement de ses services. Une note manuscrite émanant de l'administration municipale, nous apprend le souhait de cette dernière de voir un transfert rapide des services des troupes d'occupation dans un immeuble vacant au 26, rue Paul Doumer. La bibliothèque fonctionne dans de très mauvaises conditions, réduite à une unique salle voire plus de salle du tout lors de la célébration des mariages. Les ouvrages sont déplacés en divers lieux, certains d'entre-eux subiront d'importantes détériorations. En dépit des temps difficiles, les délibérations du conseil municipal font état d'achats de livres et de reliures pour la bibliothèque, preuve s'il en est que le service est malgré tout assuré. En 1946, une fiche « état des lieux » établie aux titres des dommages de guerre pour chaque service municipal nous apprend que « la bibliothèque gravement endommagée à la suite de l'occupation allemande doit être réorganisée ce qui nécessite un travail sérieux de plusieurs années. » | |
| La belle endormie | |
À partir de 1949, M. Michel Devantoy et M. Ernest Gachet nouvellement recrutés vont désormais et pour de nombreuses années présider aux destinées de la bibliothèque.
Jean-Baptiste Durand, architecte à La Roche-sur-Yon, propose aux édiles un avant-projet pour la construction d'une bibliothèque implantée à l'angle des rues Lafayette et Thiers sur l'emplacement de l'ancienne Ecole de Dressage. Mais il faudra encore un peu de patience aux Yonnais pour profiter pleinement du nouvel équipement ! | |



Au cours de l'année 1824, le Ministère de l'Intérieur, soucieux de faire des économies, ne souhaite plus assumer la charge de la bibliothèque. Il propose le transfert de cet équipement à la municipalité.
En 1825, la première bibliothèque municipale, se situe rue Royale à proximité de la préfecture dans les locaux de l'ancienne loge maçonnique (actuelle Maison de l'Enfance, rue Paul Doumer). Elle y reste jusqu'en 1843, date de son transfert au premier étage de l'hôtel de ville.
En 1843, la bibliothèque est transférée au premier étage de la mairie. Elle y occupe deux grandes salles dans l'aile gauche (actuellement salle du Conseil).
Nous lui devons le premier catalogue imprimé de la bibliothèque qui paraît en 1857.
M. Octave Bertier, colonel, ancien maire de Saint-Mesmin et bibliophile passionné, a constitué dans sa demeure de Lénardière une magnifique bibliothèque.
Mlle Lacroix, nommée conservateur le 1er août, est chargée de l'inventaire ainsi que de la mise en place d'une nouvelle classification des collections. Elle est secondée par M. Joubert, répétiteur au lycée.
Dès 1953, l'exiguïté des locaux dans la mairie se fait cruellement sentir. Des collections entassées, des places assises pour les lecteurs en nombre très insuffisant incitent la municipalité à réfléchir à un lieu plus approprié pour accueillir la nouvelle bibliothèque.