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Les départs et exils forcés

Les départs et exils forcés
Les départs et exils forcésL'écrivain, engagé parfois politiquement, peut être contraint de quitter sa patrie. Mais le destin ou la maladie s'en mêlent aussi, pour l'éloigner d'une terre à laquelle il tient.

La déchirure et la fracture sont au cœur de cet exercice qui est de raconter l'éloignement ; éloignement d'un amour ou de la Mère Patrie. Que l'on soit exilé pour raisons personnelles ou politiques, la souffrance n'en est pas moins grande.

Ainsi, Louis-Ferdinand Céline a « perdu 13 mois de supplice dans les prisons danoises ». Le point d'ancrage de l'écrivain qui semble perdre ses repères consiste alors dans une lente contemplation du temps, à l'image de Voltaire « qui a renoncé au monde ».

Toutefois, la victime de l'exil se console « ... ils me témoignent ici une affection qui me touche et sans laquelle je n'aurai pas aussi bien supporté ces jours d'exil... » confie Madame de Staël depuis la Suisse.

Le départ forcé prend une tournure tragique et l'écrivain se prend à accuser la fatalité. « Je n'avais jamais imaginé cette destinée » écrit Apollinaire à une amie avant son départ pour la guerre en 1915. Il en vient aussi parfois à haïr son lieu d'exil comme André Breton « Lieu frustré de tout ce qui pourrait le rendre habitable ». Et puis avant tout, en cet exil, comme le pleure presque Céline « ... le temps passe... ».

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