Chopin et vous...
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Musiciens, mélomanes ou simples curieux, laissez-nous vos impressions sur Chopin...
Chopin, journal intime → Bibliothèque du Conservatoire de Musique, Danse et Théâtre - 3. CHO 11.11
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| le sommet du romantisme |
| « Chopin, c'est d'abord un passage obligé dans le parcours d'apprentissage de l'élève pianiste. C'est plein de difficultés techniques qui apprennent beaucoup. Avec les exercices de Brahms et les études de Rachmaninoff, les études de Chopin sont parmi les pièces les plus formatrices du répertoire. Sorti du côté pédagogique, Chopin, c'est aussi le sommet du romantisme, un épanouissement émotionnel très fort quand on le joue à l'adolescence, assez solitaire aussi et que l'on redécouvre au fil du temps. Jouer Chopin, ça fait appel à des sentiments très forts ; une musique cathartique, incontournable. » |
| Frédéric enseignant et pianiste |
| une rêverie musicale |
« En tant qu'élève, mon premier souvenir de Chopin, c'est une certaine souffrance, un travail épuisant, un rapport difficile à cette musique à la partition dense, très technique. Aborder Chopin par les études, c'était particulièrement dur. C'est comme prof, à travers le travail avec les élèves que j'ai redécouvert ce répertoire, avec les préludes notamment. Ces préludes, ce sont de vraies réussites d'écriture, des petits bijoux parfois très courts, mais où tout est dit. J'ai pu alors jouer Chopin plus décomplexée, libérée. C'est une musique touchante, à la fois très écrite et qui semble parfois presque improvisée, comme une rêverie musicale. Parfois, c'est comme un musicien de jazz qui fixerait son improvisation. La limite, du coup, c'est de ne pas tomber dans le n'importe quoi quand on l'interprète. Aujourd'hui les pianistes rejouent Chopin de façon plus sobre, ce qui est plutôt pas mal. Des versions à conseiller : les Études par Maurizio Pollini et les Mazurkas enregistrées par Jean-Marc Luisada. » |
| Dominique enseignante et pianiste |
| une écriture très moderne |
« Chopin, c'est tout mon apprentissage du piano. Mon professeur admirait les romantiques et Chopin particulièrement qui m'a suivi tout au long de mon parcours au conservatoire. Depuis, et cela fait plus de 40 ans, il y a toujours une partition de Chopin sur mon piano. C'est une écriture très moderne, ce qu'il y a de plus accompli à mon sens. Mes préférences : La polonaise n°1 et La fantaisie impromptu, premier souvenir d'une pièce de Chopin jouée en concert. J'aime beaucoup les versions de Duchable et de Rubinstein, si je devais conseiller des interprétations. » |
| Xavier intervenant en milieu scolaire et pianiste |




Une sélection de pièces du compositeur polonais interprétée avec émotion par le pianiste virtuose Alexandre Tharaud. Celui qui a l'an dernier consacré un album à Satie revient aujourd'hui sur un répertoire qui a « marqué et accompagné les étapes de sa vie ». C'est donc à la fois un récital et un journal intime qu'il nous est donné de découvrir. Dans l'interview qu'il donne pour le livret du disque, Tharaud met en lien ses souvenirs et les morceaux qu'il a choisi pour l'enregistrement. Une façon de montrer que la sensibilité d'une musique écrite il y a un siècle et demi accompagne sans anachronisme le parcours d'un homme d'aujourd'hui. Un sentiment dans lequel on peut se reconnaître nombreux.
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