Le bel canto italien
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L'expression "Bel canto" désigne toute forme de beau chant, mais on l'applique le plus souvent au chant italien orné et plein de vocalises. Cette conception du chant est à l'origine associée aux œuvres lyriques italiennes de la période baroque (entre le XVIe et le XVIIIe siècle). C'est l'art des castrats et des primas donnas (cantatrices de premier plan). On parle aussi de bel canto instrumental ou cantabilita pianistique, chez Chopin ou Liszt.
| Rossini est aujourd'hui considéré comme le dernier grand représentant du bel canto. Contemporain de Chopin et comme lui parisien d'adoption – il devient directeur du théâtre-italien en 1824 -, il est l'auteur de nombreux grands opéras : Le barbier de Séville, La Gazza ladra, Guillaume Tell qu'il compose pour l'Opéra de Paris. Passé 1830, il n'écrit plus d'opéras et se consacre à l'art de la mélodie autant qu'à la cuisine. L'homme est en effet un bon vivant reconnu dans le milieu parisien de l'époque. | |
| Vincenzo Bellini, avec qui Chopin entretiendra une réelle amitié jusqu'à la mort du premier en 1835, est un autre maître du bel canto italien. Son opéra majeur, I Puritani est resté une œuvre consacrée de l'art lyrique italien. Malheureusement, quelques semaines après la représentation triomphale des Puritains à Paris, Bellini meurt, foudroyé par une infection intestinale. La musique de Bellini représente l'école italienne dans sa musicalité la plus glorieuse. Sous sa plume, les mots, le rythme, la mélodie, l'harmonie et l'accompagnement instrumental s'unissent dans une perfection mutuelle. C'est aussi, dans les sujets que les livrets abordent, une certaine apogée du romantisme et du mélodrame. Dans Il Pirata, par exemple, l'héroïne perd la raison lorsque son amant est condamné à mort pour avoir tué son mari qu'elle n'aimait pas. |
Les mélodies
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Malgré la demande pressante que lui faisaient les poètes polonais de son époque, Chopin n'a jamais écrit d'opéras. Néanmoins, passionné qu'il était par le chant lyrique italien, il n'a eu de cesse d'utiliser les attributs du bel canto dans sa musique instrumentale. On lui doit également 19 mélodies. Le compositeur polonais ne prétend pas rivaliser avec les spécialistes du genre mais apporte une contribution à la musique vocale à son image, où s'exprime la nostalgie de la patrie lointaine sur une musique empreinte des principales danses paysannes.
Contient : L'anneau - Le beau garçon - Il n'y a rien ici de ce que je désire - Réjouissances - Chanson lithuanienne - Le vœu - Double destin - Doumka - Les feuilles tombent - Le fiancé - Le guerrier - Ce qu'elle aime - Mélodie - La messagère - Ma chérie - Printemps - Triste rivière - Magie - Loin de mes yeux → Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Musique & Danse - 3. CHO 11.11 |







Chants polonais pour voix et piano