« La carte n’est pas le territoire » selon la formule célèbre de Alfred Korzybski. Mais il faut convenir que l’évolution des cartes et de la représentation des territoires a fortement amélioré notre compréhension du monde dans toutes ses dimensions : géographique, bien évidemment, mais aussi économique, sociale, culturelle, sociologique... Tel est l’objet de cette exposition.
L’exposition est entièrement conçue et réalisée par le département Fonds ancien/Fonds Vendée des médiathèques de La Roche-sur-Yon.
Elle s’appuie sur les documents anciens et notamment des atlas cartographiques du XVIIème siècle, des revues savantes, des cartes et plans collectés depuis 150 ans. Ces documents font partie du fonds Vendée, unique en France. L’exposition présente une histoire de la carte au service du développement des territoires. Enjeux politiques, culturels, économiques et sociaux sont racontés par la lecture des cartes.
L'exposition
Elle s’articule autour de 4 axes successifs :
| | 1ère partie Dresser la carte
Depuis la plus lointaine antiquité, l’homme a cherché à représenter son territoire. Mais faute de connaissances techniques suffisantes, sa représentation est souvent aléatoire. Le développement de la navigation va marquer l’essor de la cartographie. Les premiers cartographes sont des explorateurs, des voyageurs mais à partir du 17ème siècle, ils sont mathématiciens ou astronomes. En effet, l’invention d’instruments de mesure plus précis, le développement de l’imprimerie vont permettre à la cartographie de connaître son âge d’or. Le territoire actuel de la Vendée n’est alors que la partie occidentale du Poitou. A cette époque, on distingue parmi les localités les plus importantes : Fontenay, Luçon, Les Essarts, Beauvoir, Apremont, Talmont. Le terme « Vendée » apparaît sur les cartes à partir de 1790, date de la création des départements. Accédez à cette partie |
| | 2ème partie La carte au service du pouvoir
Décrire les éléments naturels du paysage n’est simple qu’en apparence. Derrière la multiplicité des territoires se cache les modifications successives apportées par l’homme. La carte révèle les empreintes du Pouvoir qui s’exerce à différents niveaux. L’État décide ainsi des départements ou impulse des travaux grandioses, tels ceux concernant le marais Poitevin. Tandis que des projets ne voient jamais le jour, de nouveaux types de paysages apparaissent liés aux évolutions agricoles en particulier. Les représentations traditionnelles deviennent obsolètes, évoquant un passé qui n’existe plus, sinon peut-être dans nos imaginaires.Accédez à cette partie |
| | 3ème partie La carte témoin des activités humaines
Le territoire occupé par l’homme révèle ses activités, ses manières d’habiter ou de se déplacer ; de nouvelles représentations deviennent nécessaires pour traduire graphiquement ces activités, leur importance ou leur évolution dans le temps. Les populations se déplacent, « préférant » les zones urbaines ou rurales au gré des évolutions démographiques et économiques. Le paysage des activités humaines se modifie ainsi continuellement, dans leur répartition ou leur intensification. L’évolution parallèle des moyens de déplacement quadrille le territoire de voies de communication aujourd’hui représentatives de l’importance des activités. Retour sur deux siècles pour comprendre. Accédez à cette partie |
| | 4ème partie La carte reflet des pensées
Le territoire occupé par l’homme révèle ses activités, ses manières d’habiter ou de se déplacer ; de nouvelles représentations deviennent nécessaires pour traduire graphiquement ces activités, leur importance ou leur évolution dans le temps. Les populations se déplacent, « préférant » les zones urbaines ou rurales au gré des évolutions démographiques et économiques. Le paysage des activités humaines se modifie ainsi continuellement, dans leur répartition ou leur intensification. L’évolution parallèle des moyens de déplacement quadrille le territoire de voies de communication aujourd’hui représentatives de l’importance des activités. Retour sur deux siècles pour comprendre. Accédez à cette partie |