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Franz Schubert

Portrait de Schubert par Wilh. Aug. RiederNé à Vienne en 1797, douzième enfant d’une modeste mais chaleureuse famille, Schubert intègre à 11 ans le collège municipal. Il se nourrit des imposants modèles du XVIIIe siècle classique, Haydn et Mozart, de Beethoven qui demeurera pour lui l’idéal inaccessible, mais aussi des poètes et penseurs de l’époque, Goethe en tête. Être de contradictions, le solitaire Schubert s’entoure d’un fidèle cercle d’amis musiciens et intellectuels auprès duquel il trouve un inconditionnel soutien face à l’indifférence d’une Vienne alors séduite par le style italien. Le groupe se retrouve lors des fameuses “Schubertiades”, ces soirées amicales dont Schubert est le centre névralgique et au cours desquelles il fait découvrir ses créations. Car la créativité de Schubert est étonnante : il compose durant sa courte vie - 31 ans - plus de 1 000 oeuvres. Des opéras, des messes, des symphonies, des sonates, des quatuors et quintettes (inoubliables Quintette D. 667 “La Truite” et Quatuor “La Jeune fille et la mort”), mais aussi des centaines de lieder, genre méconnu auquel il offre de formidables chefs-d’oeuvre (le Chant des esprits sur les eaux, les cycles de La Belle Meunière et du Voyage d’hiver). La révolution musicale de Schubert ne réside pas tant dans la forme qu’il imprime à ses oeuvres que dans sa façon singulière de les faire “chanter”. Naissent ainsi sous sa plume des pièces marquées par un profond lyrisme, pétries de tendresse et portant en filigrane la trace des blessures du musicien - échecs sentimentaux, absence de reconnaissance du public… Le “Wanderer” succombe en 1828 à une fièvre typhoïde à Vienne, au terme d’un voyage intérieur révélant une oeuvre d’une incomparable puissance consolatrice.

(source : CRÉA - Nantes)

À écouter

Impromptus, D 899 et D 935 - Paul Badura-Skoda, piano
(En prêt et/ou en écoute à la Médiathèque Benjamin-Rabier - 3.SCH 11.11)

Schubert a abordé tardivement cette forme de pièce pour piano, parfois appelée "romance sans paroles". Ces deux recueils d'impromptus ont, de par leur organisation cyclique, une place voisine de la sonate. Il est à noter que le premier des impromptus D 935 compte parmi les plus belles pièces de toute la littérature de piano.24 Lieder, chantés par Elisabeth Schwarzkopf

24 Lieder, chantés par Elisabeth Schwarzkopf- Gerald Moore , Edwin Fischer, piano
(En prêt et/ou en écoute à la Médiathèque Benjamin-Rabier - 3.SCH 31)

Ce disque constitue un enregistrement historique de la grande soprano Elisabeth Schwarzkopf, qui enregistra plus de quarante Lieder, bien qu'elle s'interrogeât sur le bien-fondé d'une interprétation féminine de ces chants. Ces poèmes mis en musique, écrits par des hommes, évoquent indéniablement la vie et l'amour d'un point de vue masculin.

Octet en Fa Majeur, D.803, par le Vienna Konzerthaus Quartet
(En prêt et/ou en écoute à la Médiathèque Benjamin-Rabier - 3. SCH 18)

L' Octuor en Fa Majeur, pour vents et cordes, est une œuvre heureuse, sans "pathos". Malgré celà, c'est "l'œuvre la plus schubertienne qui soit" (Albert Einstein). Schubert observe dans cette œuvre une telle obédience envers son modèle, le septuor op.20 de Beethoven, qu'il était impossible à ses contemporains de ne pas le remarquer. Tous deux sont composés pour les instruments du quatuor associés à la clarinette, au cor, au basson et à la contrebasse. Ils offrent le même nombre de mouvements, la même alternance des tempos. Si Beethoven se tourne vers la sérénade, Schubert donne à son Octuor une ampleur presque symphonique.

Chants pour Choeur d'hommes (Songs for male Chorus)Chants pour Choeur d'hommes (Songs for male Chorus) - Robert Shaw Chamber Singers (En prêt et/ou en écoute à la Médiathèque Benjamin-Rabier - 3.SCH 33)

Peu connue, la musique de Schubert pour Choeur d'Hommes permet de découvrir les textes de grands poètes allemands : Schiller, Goethe, Grillparzer... Les chansons pour plusieurs voix restèrent en vogue pendant plus d'un siècle, et durent leur existence au fait que la classe moyenne se mit à faire de plus en plus de musique à l'époque de Schubert. La mélodie est en général, confiée aux ténors , les autres voix servant d'accompagnement.

Schubert de MassinÀ lire

Le mystère Schubert de Christophe Mory. Buchet-Chastel, 2006.

Franz Schubert de Brigitte Massin. Fayard, 1993.

Schubert : portrait d'un musicien d’Alfred Einstein. Gallimard, 1979.

Schubert La belle meunièreFranz Schubert : La Belle Meunière : Voyage d'hiver d’Arnold Feil. Actes Sud, 1997

Schubert de Marcel Schneider. Seuil, 1981.

La Vie quotidienne à Vienne au temps de Mozart et de Schubert de Marcel Brion. Hachette, 1986.

Schubert raconté par ceux qui l'ont vu : souvenirs, lettres, journaux intimes, etc. ; La correspondance et des écrits de Schubert de Jacques-Gabriel Prod'homme. Stock, 1997.Schubert Gallimard Jeunesse

Franz Schubert de Dominique Patier. Gallimard, 1994.

Écrits sur la musique et les musiciens : Bach, Cherubini, Beethoven, Cramer, Hummel, Spohr, Meyebeer, Rossini, Schubert, Lvov, Berlioz, Mélanges de Robert Schumann . Tchou, 2005.

Franz Schubert de Paule Du Bouchet. Gallimard, 1999. Livre CD pour les enfants.

En concert

La Folle Journée 2008 à La Roche-sur-Yon : Schubert dans tous ses états

À découvrir

8 oeuvres majeures de Schubert :

Voyage d'hiver, Le pâtre sur le rocher, Symphonie n° 8 Inachevée, les Impromptus, Fantaisie en fa mineur, Messe allemande, Psaume XXIII pour chœur de femmes, Lieder pour voix mixtes.

Les centres documentaires vous proposent de nombreux documents à écouter, lire et regarder.