Baroque
Le conservatoire fait sa Folle Journée
Programme des concerts donnés et/ou organisés par le conservatoire ou ses membres :
Transcriptions de J.S.Bach par Gyorgy Kurtag pour piano à 4 et 6 mains et deux pianos
Auditorium du Conservatoire - Samedi 24 janvier à 13h45 - 2€
Heinrich SCHÜTZ
- Sinfonia et extraits des "Sept dernières paroles du Christ" 4 mains
- Chœur final des "sept dernières paroles du Christ"
Jean Sébastien BACH
- Sonatina de la Cantate 106 (Actus Tragicus) 4 mains
- Aus tiefer Not schrei ich zu Dir BWV 687 4 mains
- Aus tiefer Not schrei ich zu Dir Cantate 38 (choral chanté)
- Durch Adam's Fall ist ganz verderbt BWV 637 6 mains
- Durch Adam's Fall ist ganz verderbt Cantate 18 (choral chanté)
- Alle Menschen müssen sterben BWV 643 4 mains
- Allein Gott in der Höh' sei Ehr BWV 711 4 mains
- Christum wir sollen loben schon BWV 611 4 mains
- O Lamm Gottes, unschuldig BWV 610 2 pianos
- Ach wie nichtig, wie flüchtig BWV 644 2 pianos
Ensembles de guitares de Fontenay-le Comte et de La Roche-sur-Yon
Auditorium du Conservatoire - Samedi 24 janvier à 18h - 2€
Jean-Sébastien BACH
- Passion selon saint Matthieu (2 chorals)
- Gavotte
- "Jésus que ma joie demeure"
Georg Philipp TELEMANN
- Andante
Johann PACHELBEL
- Canon
Ensembles de tubas et de trombones du Conservatoire
Eglise Notre-Dame - Dimanche 25 janvier à 11h - 2€
Jean-Sébastien BACH
- Inventions à 3 voix n° 4 et 8
- Variations Goldberg (Aria - variations 4 et 22)
Heinrich SCHÜTZ
- Symphonia
Jean-Sébastien BACH
- Passion selon Saint Matthieu (extraits)
- "Sein Blut Komme.." (Passion selon Saint-Matthieu)
- "Suscepit Israël" (Magnificat)
- "Sicut locutus est" (Magnificat)
Samuel SCHEIDT
- "In dulci jubilo"
"L'écho rencontré par la musique de Bach"... : classe de chant du Conservatoire
Auditorium du Conservatoire - Samedi 24 janvier à 15h30 - 2€
Oeuvres de Max Reger, F. Mendelssohn, R. Schumann,
F. Liszt, G. Mahler et A. Schönberg.
Chœurs du Conservatoire, direction : Loïc Chevalier
Eglise Notre-Dame - Dimanche 25 janvier à 14h45 - 2€
Heinrich SCHÜTZ
- Hodie Christus natus est pour chœur et orgue
Georg Philipp TELEMANN
4 Motets pour choeur et orgue
- Amen
- Lob und ehre
- Dies ist der Tag
- Hosanna dem Sohne David
- Wachset in der Gnade
Jean-Sébastien BACH
- Cantate 142 pour chœur et orgue
Choeurs et ensemble de musique ancienne du Conservatoire
Eglise Notre-Dame - Dimanche 25 janvier à 16h30 - 2€
Maîtrise et ensemble Vocalia dirigés par Dominique Perrin
Ensemble de musique ancienne
Solistes de la classe de chant
Dietrich BUXTEHUDE
- Cantate "Jesu meine Freude"
-"In dulci jubilo"
Chœur Roland de Lassus
Eglise Notre-Dame - Samedi 24 janvier à 19h - 2€
Dietrich BUXTEHUDE
- "Erhalt uns, Herr, bei deinem Wort" (BWV 27) : cantate pour 4 voix mixtes, cordes et basse continue
-"Kommst du, kommstdu Licht der Heiden" (BWV 66) : cantate de l'Avent pour 3 voix mixtes, cordes et Basse continue
Johann-Christoph BACH
- "der Mensch, vom Weibe geboren"
motet n° 258 pour 5 voix mixtes et basse continue
Nicolaus BRUHNS
- "Die Zeit meines Abschieds ist vorhanden
cantate pour 4 voix mixtex, cordes et basse continue
Heinrich SCHÜTZ
- "meine Seele erhebt den Herren" (SWV 426 n° 7)
Magnificat allemand, pour 4 voix mixtes et instruments
Retrouvez la programmation complète
de La Folle Journée à La Roche-sur-Yon
Et aujourd'hui, Bach is back ?
Musique contemporaine, musique actuelle, musique vivante, bref musique du moment, musique que l'on peut voir et entendre dans son salon ou au concert. Pour éclairer (en toute subjectivité) la présence de Bach dans la musique des années 2000, voici une sélection complètement arbitraire de CD et de livres qui rendent d'une manière ou d'une autre un hommage personnel au compositeur allemand. Une façon d'insister encore sur l'aspect universel de la musique de Bach...
Raphaël Imbert project : Bach-Coltrane
Attention chef d'oeuvre !
Ce disque, selon le souhait même de Raphaël Imbert fait résonner "les liens spirituels et dynamiques que partagent des univers musicaux apparemment distincts et personnels en soulignant des affinités communes insoupçonnées".
À écouter absolument !
![]() | Raphaël Imbert project : Bach-Coltrane → Médiathèque Benjamin Rabier |
Lambarena : Bach to Africa
En 1995, Hugues de Courson (acien du groupe Malicorne et premier producteur de Dan Ar Braz) décide de marier l'œuvre d'un compositeur classique aux musiques traditionnelles. C'est ici le cas entre Bach et des musiques de tradition africaine. Avec l'aide de Pierre Akendengué, poète gabonais, il réalise ce disque qui se révélera le premier d'une série de 3. Existent également Mozart l'Egyptien et la rencontre entre le baroque de Vivaldi et les musiques celtiques.
Lambarena : Bach to Africa → Médiathèque Benjamin Rabier | ![]() |
Gyorgy Kurtag (né en 1926)
Compositeur hongrois à l'origine d'un cycle d'oeuvres appelées "Jatekok" (jeux), Kurtag n'a de cesse de prêcher l'aspect ludique de la musique. Amoureux du plaisir en musique, il n'en est pas moins musicologue averti et pointu. Celui qui a travaillé avec Ligeti et Messiaen entre autres et qui continue aujourd'hui à explorer les ressources de la musique contemporaine la plus exigeante est aussi l'auteur de transcriptions de pièces de Bach pour 2 pianos.
On retrouve ici un livre composé d'entretiens et de textes qui permettent un accès à son travail sous diverses facettes ainsi qu'un enregistrement de ces fameuses transcriptions par Andreas Grau et Götz Schumacher. Des mélodies superbes relevées par le duo de pianos.
Fantasia Contrappuntistica : Bach, Kurtag, Busoni → Consevatoire Musique, Danse, Théâtre | ![]() |
![]() | Gyorgy Kurtag : Textes, entretiens, écrits sur son oeuvre → Consevatoire Musique, Danse, Théâtre |
Léopold Stokowski (1882-1977) : transcriptions
![]() | Johann Sebastian Bach - Leopold Stokowski : Transcriptions → Consevatoire Musique, Danse, Théâtre |
Glossaire
Pour mieux comprendre la musique baroque, quelques notions essentielles :
Choral : Dans la musique luthérienne, le choral est un hymne destiné à être chanté par le plus grand nombre.
Récitatif : Déclamation chantée stylisant la voix parlée. Dans l'opéra, le récitatif est souvent le moteur de l'action, utilisé pour les dialogues entre les personnages ou la narration.
Polyphonie : Ensemble de plusieurs voix produites en simultané et dotées chacune d'une plus ou moins grande indépendance mélodique et rythmique. Le résultat reste néanmoins homogène.
Contrepoint : Figure qui consiste à réaliser une ligne mélodique à l'aide de plusieurs voix.
Bach redécouvert par le romantisme
La génération romantique, celle-là même qui, au XIXe siècle, va exalter la richesse des sentiments et des passions retrouve dans la musique baroque, une capacité à susciter l'émotion qu'elle va s'empresser de réinvestir. Ces nouveaux musiciens redécouvrent aussi que la virtuosité à laquelle ils sont si attachés faisait déjà partie de l'écriture des œuvres du XVIIème siècle et a fortiori des œuvres de Bach.
Source : La génération romantique de Charles Rosen - Éditions Gallimard, 2002
Frédéric Chopin (1810-1849) :
L'influence de Bach dans le travail de Chopin intervient notamment dans la façon dont le compositeur polonais construit des lignes mélodiques au clavier. À cet égard, le clavier bien tempéré apparaît comme un recueil fondamental pour les pianistes romantiques, à commencer par Chopin lui-même. C'est en fait sur les pièces écrites dans ce recueil pour clavecin que de nombreux virtuoses du XIXe siècle ont appris à jouer du piano. La manière dont Bach pouvait sonner sur un instrument moderne tel que le piano fut ainsi un choc pour Chopin. Il emprunta alors à Bach la figure du contrepoint, soit l'art si répandu pendant la période baroque de constituer une mélodie à partir de plusieurs voix.
Disciple reconnaissant et fin musicologue, Chopin fait même directement référence à Bach dans deux de ses pièces. Le maître allemand ayant fait partie du répertoire d'étude du grand pianiste, c'est assez logiquement que l'on retrouve sa trace dans les œuvres didactiques de Chopin. La première étude de l'opus 10 est en fait une version modernisée d'une des pièces tirées du clavier bien tempéré. Comme la pièce de Bach, l'étude de Chopin est un long fil ininterrompu d'arpèges d'une grande uniformité rythmique avec une mélodie très simple.
| À écouter : | |
Etudes → Médiathèque Benjamin Rabier | ![]() |
Félix Mendelssohn (1809-1847) :
Inventeur du kitsch religieux en musique, il publie en 1837 sa fugue en mi mineur. Cette pièce résume à elle seule toute l'influence de Bach dans l'esprit du compositeur romantique. Elle préfigure également la façon dont les compositeurs suivants vont également utiliser la musique de Bach à la fin du XIXe et au XXe siècles.
L'introduction tranquille constitue un beau pastiche de Bach. L'allegro furieux s'achève par une accélération directement inspirée des cadences virtuoses de quelques unes des grandes fugues ou toccatas de Bach. Ce dernier ne reniait pas la virtuosité à l'église et Mendelssohn aime à utiliser la musique religieuse lors des concerts. L'usage pompeux que fait Mendelssohn des techniques associées au baroque n'est pas sans évoquer le travail que réalisera plus tard Léopold Stokowski : une grandiloquence qui inspire la déférence. La coda de la fugue en mi mineur combine les textures de la fugue et du choral et donne une atmosphère de révérence dévote, une expression de soumission à la volonté divine. Ces mesures finales inspirent un sentiment de piété heureuse. Mendelssohn évoque avant tout le bonheur de se retrouver ensemble et de participer à un rite collectif.
| À écouter : | |
Intégrale Mendelssohn vol.2 → Médiathèque Benjamin Rabier | ![]() |
À l'époque du romantisme, la mise en valeur de l'œuvre de Bach passe nécessairement par sa transcription. Lizst, Saint-Saens et la plupart des compositeurs du moment se prêtent à l'exercice. On transcrit l'œuvre pour pouvoir la jouer, la rendre vivante.
Il n'est pas à ce moment de débat entre une œuvre original et ses copies de plus ou moins bonne qualité. L'acte de transcription découle d'une volonté pour les compositeurs d'afficher leur admiration pour le maître baroque et d'en faire profiter le plus grand nombre. Cette mode des transcriptions se poursuit même au Xxème siècle avec notamment le travail de Kurtag ou de Stokowski.
Au-delà même des transcriptions, le compositeur allemand génère la naissance d'un mouvement d'écriture « selon Bach ». Les musiciens font alors de la musique à l'image du maître. C'est une pratique qui vise à l'appropriation de l'œuvre originale par un biais qui relève du rite d'initiation. De nombreux compositeurs écrivent ainsi des pièces qui portent pour titre :
Hommage à Sébastien Bach (Damcke) ; 15 études préparatoires à l'œuvre de Bach (Chauvet) ou encore les préludes et fugues pour l'étude préparatoire au Clavecin bien tempéré de JS Bach de Gounod.
Source : La grandeur de Bach de Fauquet, Hennion - Éditions Fayard, 2000
| Pour aller plus loin : | ||
![]() | Bach, Histoire d'un nom dans la musique → Conservatoire Musique, Danse, Théâtre | |
Robert Schumann : hommage à Bach → Conservatoire Musique, Danse, Théâtre "Pour Schumann, Bach était la référence absolue. Plus qu'un génie du passé, il voyait en lui une source vitale pour son art, cherchant dans sa musique l'inspiration tout autant que la stabilité psychique. Il rendit hommage au maître de mille manières : écrivant comme lui des chorals et des fugues, reprenant ses thèmes, ou encore jouant avec les quatre notes qui forment son nom, B-A-C-H..." Source : harmonia mundi | ![]() | |
Aux origines de la musique de Bach : La musique baroque en Allemagne du Nord au XVIIème siècle
Au XVIIe siècle, l'Allemagne ne possède ni unité politique, ni religieuse. Le Nord protestant voit se développer une école baroque autour de deux grandes villes que sont Lübeck et Hambourg. Le clavier est alors l'instrument privilégié dans ce coin de l'Europe. De grands noms y apparaissent peu à peu : Sweelinck, Praetorius d'abord, puis Buxtehude, Schütz et Telemann.
| Sur le baroque allemand : | |
De Schütz à Bach → Conservatoire Musique Danse, Théâtre | ![]() |
Dietrich Buxtehude (1637-1707)
La musique de Buxtehude est empreinte d'une grande imagination et d'une rare inventivité. Sans cesse à la recherche de fantaisie et de mélodies originales, l'organiste se révèle aussi très doué dans l'art de l'improvisation. Cette qualité requise chez tous les organistes de l'époque prend une autre dimension chez Buxtehude. Celui-ci, contrairement à ces confrères qui cultivent un certain goût du mystère, n'hésite pas à coucher sur le papier ses compositions pour orgue et à les partager avec d'autres interprètes. Né de père organiste, Dietrich Buxtehude embrasse la même carrière. Il officie alors dès l'âge de 20 ans dans une église de Suède : Sainte-Marie de Helsingborg. À partir de 1668 et jusqu'à la fin de sa vie, il sera l'organiste de la Marienkirche de Lübeck en Allemagne du Nord. Il y acquiert de son vivant une renommée internationale. Le grand Pachelbel souhaite lui envoyer son propre fils comme élève. Cette réputation élogieuse conduit le jeune Bach à voyager jusqu'à Lübeck pour rencontrer le maître de l'orgue. Ce voyage qui devait durer quelques semaines durera en fait plusieurs mois. Le jeune virtuose admire les concerts de l'Avent organisés par Buxtehude en l'église de Lübeck et recopie de nombreuses partitions.
L'œuvre de Buxtehude est très étendue. Si on l'a redécouvert au XIXe siècle principalement pour son travail d'organiste, le compositeur a aussi écrit des pièces de musique de chambre comme par exemple des sonates pour violons, viole de gambe et basse continue ainsi que des œuvres vocales restés célèbres. Son travail pour le chant se distingue par sa grâce, la douceur de ses mélodies et une réelle capacité à toucher la fibre émotionnelle.
Globalement, l'ensemble de la production de Buxtehude révèle un goût prononcé pour la fantaisie et une connaissance aiguë de la musique italienne de l'époque. Il ajoute à ces éléments très présents dans le siècle baroque un penchant pour la beauté des lignes mélodiques, la figuration de la passion et un véritable lyrisme...
Une partition :
Sämtliche Orgelwerke, Band II = Oeuvre intégrale pour orgue, vol. II
annoté par Josef Hedar.
Hansen, 1952
→ Conservatoire Musique Danse, Théâtre
Cote : 113 BUX
| Écouter, lire : | ||
![]() | Dietrich Buxtehude → Conservatoire Musique Danse, Théâtre | |
Sacred cantatas → Conservatoire Musique Danse, Théâtre | ![]() | |
![]() | Oeuvres pour orgue de Buxtehude et Bach → Conservatoire Musique Danse, Théâtre | |
Membra Jesu Nostri, BUX WV 75 → Médiathèque Benjamin Rabier | ![]() | |
| Le cycle du temps de la Passion, Membra Jesu nostri (BuxWV 75) regroupe sept cantates sur des textes en latin, proposant une méditation sur chacune des parties du corps du Christ en Croix (pieds, genoux, mains, côtes, coeur et poitrine). Source : Goldberg, 2003 | ||
Heinrich Schütz (1585-1672)
Issu d'une riche famille saxonne, le jeune Heinrich, part étudier la musique à Venise dès 1609. Il y apprend la pratique de l'orgue et se forme à l'écriture. De ce voyage en Italie découlent ses premières pièces recueillies dans le Premier Livre de Madrigaux. Son œuvre se distingue par la recherche d'un équilibre entre le style Renaissance dont l'influence décroît progressivement à l'époque et la volonté d'expression sentimentale du genre baroque en pleine explosion.
Dès 1615, Schütz devient maître de chapelle à Dresde où il officiera avec quelques interruptions près d'un demi-siècle. On le retrouve également comme maître de chapelle à la cour du Danemark ou encore en la cité d'Hildesheim. En 1625, il écrit son œuvre majeure, les Symphoniae sacrae destinée à des solistes, un chœur et un ensemble instrumental bien défini. Cette œuvre reflète nettement l'influence de Monteverdi, le grand inventeur de l'opéra baroque.
C'est d'ailleurs par l'opéra que Schütz brille encore puisqu'il sera le premier créateur d'un opéra en langue allemande. Cette pièce ne nous est malheureusement pas parvenue en intégralité.
| Écouter : | |
German requiem → Conservatoire Musique Danse, Théâtre | ![]() |
Bach dans le baroque
JEAN-SEBASTIEN BACH (1685-1750) : génie baroque, musique intemporelle
Né à Eisenach, en Thuringe, la même année que Haendel et D. Scarlatti, Jean-Sébastien n'est qu'un maillon dans une très longue chaîne de musiciens. Son père, puis son frère aîné ont guidé ses premiers pas dans une appropriation méthodique de tout le domaine musical de son temps.
Profondément enraciné dans son Allemagne natale et nourri par sa foi luthérienne, mais aidé par une aussi intelligente qu'insatiable curiosité, il assimile et fond dans le creuset de son génie créateur l'héritage des contrapuntistes du Nord de l'Allemagne (Boehm, Reinken, Buxtehude) comme le lyrisme effusif et dramatique des Italiens (Frescobaldi, Vivaldi), et le sens de la forme et du rythme cher aux Français (Grigny, Couperin).
Les étapes variées de sa carrière d'organiste et de maître de chapelle, même si elles ne lui ont pas toujours apporté les satisfactions personnelles qu'il en attendait
- Lünebourg (1700), Arnstadt (1703), Mühlhausen (1707), Weimar (1708), Coethen (1717), et enfin Leipzig (1723) - lui ont permis d'accumuler les chefs-d'œuvre dans tous les genres et modes d'expression (à l'exception de l'opéra) : musique d'église (chorals, motets, cantates, Passions, messes), musique pour orgue (toccatas, fugues), musique pour clavier ou pour instruments solistes : violon, violoncelle, flûte (inventions, préludes et fugues, suites, partitas), musique pour orchestre (suites, concertos).
D'une certaine manière, il résume et domine l'histoire de la musique occidentale, celle dont il est le génial héritier, et celle qui le suit, car à bon nombre de ses successeurs, il n'a cessé de servir de référence.
source : http://www.follejournee.fr
| À lire : | |
Passion Bach → Médiathèque Benjamin Rabier | ![]() |
| La biographie illustrée de Gilles Cantagrel, spécialiste incontesté de Bach et du baroque et ancien responsable de France Musique. Un ouvrage exigeant, complet et néanmoins accessible. Ce qui ne gâche rien : une présentation élégante et des couleurs sépia pour illustrer le texte avec pertinence. | |
| Pour les plus jeunes : | |
![]() | Bach et la musique baroque → Conservatoire Musique Danse, Théâtre |
| Et aussi : | ||
| Johann Sebastian Bach → Conservatoire Musique Danse, Théâtre | |
|
| |
Le baroque luthérien → Conservatoire Musique Danse, Théâtre | ![]() | |
| À écouter : la musique de Bach en cinq grands "tubes" | ||
| Le clavier bien tempéré | ||
![]() | Le clavier bien tempéré, livres I et II → Médiathèque Benjamin Rabier | |
| Ouvrage de référence en ce qui concerne la musique pour clavier, le clavier bien tempéré regroupe 48 fugues et préludes écrits dans toutes les tonalités. Bach applique les principes du tempérament égal qui apporte aux claviers un accordage et des intervalles réguliers entre les notes. C'est au sein de ce recueil que la plupart des grands compositeurs des siècles suivants puiseront de nombreux outils techniques et harmoniques en matière d'écriture pour piano. | ||
| Passion selon Saint Matthieu | ||
![]() | Passion selon Saint Mathieu → Conservatoire Musique Danse, Théâtre | |
| Il s'agit là d'un des chefs d'œuvre de Bach, en tout cas une pièce essentielle de la musique luthérienne. Le maître fait appel pour la réalisation de cette Passion à un effectif alors jamais réuni dans son église de Leipzig : plus de 30 musiciens et 24 chanteurs. Cette partition de trois heures laisse malgré les dimensions attachées à son interprétation une impression d'intimité, d'intériorité. Elle donne à ressentir des émotions multiples, du bonheur à la tristesse dans un va-et-vient subtil propre à l'écriture de Bach. Cette pièce est notamment constituée de huit chorals et de récitatifs à l'expressivité saisissante. Le rôle des chœurs dans le traitement dramatique est à souligner et ne trouvera d'emploi aussi fort avant Verdi et Moussorgski. | ||
| Variations Goldberg | ||
![]() | Variations Goldberg → Conservatoire Musique Danse, Théâtre | |
| La légende voudrait que ces variations aient été composées pour le comte Von Keyserling, diplomate russe en Saxe. Celui-ci ne parvenant pas à trouver le sommeil aurait commandé cette musique afin qu'elle soit jouée à son chevet par Johann Gotlieb Goldberg, élève de Bach. D'où le titre de l'œuvre : variations Goldberg. Si l'anecdote est amusante, il n'est pas certain qu'elle tienne pour vérité historique. Cette oeuvre, écrite à l'origine pour clavecin se distingue par une intensité rarement atteinte et que seul Beethoven approchera des dizaines d'années plus tard avec ses variations Diabelli. Outre leur forte intensité émotionnelle, les variations Goldberg démontrent une grande variété dans les procédés d'écriture et une effroyable difficulté technique, difficulté accentuée lorsque l'œuvre est interprétée au piano plutôt qu'au clavecin. C'est ici au piano que nous vous proposons de (re)découvrir ces morceaux magnifiés par les mains virtuoses de Glenn Gould en 1981. | ||
| "Jésus que ma joie demeure" | ||
Jésus, que ma joie demeure → Médiathèque Benjamin Rabier | ![]() | |
| Les Concertos brandebourgeois | ||
![]() | Concertos brandebourgeois 1, 2, 3 et 4, 5, 6 → Conservatoire Musique Danse, Théâtre | |
| Composés à l'usage du Margrave de Brandebourg, un prince très puissant de l'Allemagne d'alors, les concertos brandebourgeois reflètent les influences de la musique italienne sur l'écriture de Bach. Ces pièces comptent parmi les œuvres les plus joyeuses du compositeur. | ||
La musique baroque en Europe
En musique, le baroque s'étend environ de 1600 à 1750, c'est à dire des premiers chefs d'œuvre de Monteverdi à la mort de JS Bach. Néanmoins, derrière ce mot se cachent des réalités très diverses. Au premier rang, les cités italiennes dont les activités marchande, religieuse et artistique irriguent l'Europe entière vont provoquer ce bouleversement. La musique connaît ses premières révolutions dès 1580 à Florence.
Dans le domaine vocal, c'est l'affirmation du rôle des solistes au détriment des polyphonies privilégiées à la Renaissance. Le souci d'intelligibilité, la primauté du texte, sur l'organisation musicale abstraite sont au cœur de cette nouvelle organisation des voix.
Au XVIIe et XVIIIe siècle se développe l'idée que l'invention d'une composition est plus qu'une simple représentation musicale : c'est l'incarnation d'une émotion. Telle figure musicale figure alors la tristesse, telle autre l'euphorie.
Dans le domaine instrumental, les claviers et violons prennent de l'autonomie et un répertoire virtuose à leur intention crée de nouvelles formes : notamment la fantaisie, le concerto et la sonate.
La plus profonde invention, dont les conséquences ne sont pas seulement musicales mais aussi sociologiques et esthétiques à long terme, est d'avoir associé à la musique (qui obéit à ses lois propres) le théâtre et le chant, multipliant ainsi leurs pouvoirs expressifs respectifs : l'opéra.
Deux grandes formes musicales
La sonate
Apparue vers 1600, elle est exclusivement instrumentale. Dès le début, elle est associée en général au violon et à la notion de virtuosité qui lui est rattaché à l'époque. Haendel, Bach ou encore Scarlatti vont diversifier l'instrumentation et mettre en avant la flûte, le hautbois ainsi que le clavecin, instrument à cordes pincées et ancêtre du piano qui deviendra bientôt l'instrument principal de la sonate. Techniquement, cette forme se distingue souvent par une alternance de mouvements lents et vifs.
Voyageur virtuose (CD) | ![]() |
L'opéra
Initié par Monteverdi au début du 17e siècle, l'opéra se caractérise à son origine par l'utilisation de multiples formes musicales au sein d'une même œuvre, l'association de passages comiques et tragiques ou encore un goût prononcé pour le burlesque. C'est aussi la période des castrats, héros musicaux de chair et celle de la grandiloquence des décors et des costumes. Concernant les récits mis en scène, de nombreux compositeurs tels Vivaldi ou Haendel vont donner à l'opéra du 18e siècle une cohérence dramatique de plus en plus exigeante et même créer des œuvres sur des livrets évoquant des épisodes historiques.
L'Orfeo |
|
| Pour comprendre la musique baroque : | |
Musique baroque : B.A.-BA → Conservatoire de Musique, Danse et Théâtre |
|
| La musique baroque → Conservatoire de Musique, Danse et Théâtre |
Voyage musical dans → Médiathèque Benjamin-Rabier | ![]() |
![]() | Guide de la musique baroque → Conservatoire de Musique, Danse et Théâtre |
Le baroque : une révolution dans les arts
Barueco, la pierre irrégulière : c'est une des possibles origines du terme "baroque". Le baroque est en effet attiré par la dispersion, le mouvement comme l'esprit renaissant l'était par l'unité et la stabilité. C'est à partir du XVIIe siècle dans une Rome en paix située au cœur d'un territoire européen en proie aux déchirements des conflits religieux que va se répandre cette nouvelle esthétique, et ce dans tous les arts.
Lié à la volonté de l'Église catholique de prouver sa puissance face au mouvement de Réforme présent dans l'ensemble de l'Europe, le développement du baroque valorise un art réaliste et sensualiste. Cette expression de la puissance induit également un attrait pour la prolifération des formes, des couleurs riches. Tout est destiné à susciter une forte émotion.
En architecture, la ville même de Rome, dont le dessin est orchestré par Le Bernin et Borromini devient le symbole de l'extension du baroque. De nombreuses églises sont ainsi construites dans un style qui n'hésite pas à privilégier les décors surchargés : les coupoles s'ornent de visions célestes, les murs se couvrent de marbre, de bronze et de stucs.
Le Bernin
Concepteur de la majorité des bâtiments et espaces emblématiques de la Rome baroque, Le Bernin est tout à la fois un immense architecte et un grand sculpteur. On lui doit plusieurs palais romains, des fontaines comme La fontaine des 4 fleuves place Navone et des églises (notamment Saint André du Quirinal). Dans son œuvre, le maître recherche constamment les effets de perspective et les angles de vision insolites. Des courbes, des colonnes de tout type, des bas-reliefs viennent enrichir la décoration d'espaces toujours plus impressionnants. Le chef d'œuvre romain du Bernin reste sans doute La Gloire érigée dans le chœur de la cathédrale Saint-Pierre. Le sculpteur y pousse à son paroxysme les effets de la représentation artistique d'une scène divine.
![]() | ![]() | |
| La Gloire (Choeur de la cathédrale Saint-Pierre de Rome) | Fontaine des quatre fleuves |
Le Caravage
La peinture du Caravage favorise les oppositions. À l'image de L'incrédulité de Saint-Thomas (ci-contre), les couleurs sont tranchées. L'éclairage souvent latéral découpe la toile en zones de choc qui agissent fortement sur le regard et l'esprit. Son réalisme stupéfiant dérange ses contemporains et ses toiles sont tout d'abord refusées par les chapelles qui lui passent commande. Néanmoins, la puissance de conviction des images produites par le peintre répond bien aux intentions de la Contre Réforme qui souhaite toucher les fidèles par les sens et les amener par ce biais à la méditation.
| Le baroque en quelques livres : | ||
Histoire et splendeurs → Médiathèque du Bourg-sous-la-Roche | ![]() | |
![]() | Baroques → Médiathèque Benjamin-Rabier | |
La sculpture baroque italienne → Médiathèque Benjamin-Rabier | ![]() | |
![]() | Rembrandt-Le Caravage → Médiathèque Benjamin-Rabier | |
La parole baroque → Conservatoire de Musique, Danse et Théâtre | ![]() | |








































