artothèque
Daniel Challe
Clémentine, 2007
Photographie numérique contrecollée sur carton
Fuga, Naples, Italie, 2006
Photographie, tirage numérique
Daniel Challe
Né en 1961 en Haute-Savoie
Vit et travaille à Lorient
Daniel Challe étudie à l'école nationale de la photographie d'Arles. Il est professeur à l'école d'Art de Lorient.
Il commence en 1993 un journal photographique qu'il intitule Le journal de campagne. Il s'intéresse à l'intime, aux lieux de vie, il photographie son quotidien.
Le journal se prolonge actuellement dans une nouvelle série Fuga, fragments lumineux et imparfaits d'un voyage, mêlant intimité et exploration du monde.
Dans le Journal d'Espagne (voir la galerie d'images), réalisé en Castille en 2000, la douceur des couleurs aux tons pastels évoque la sensualité de la peau du monde... Le Journal d'un amateur (voir la galerie d'images) propose des photographies panoramiques en couleur, hommage à la photographie amateur.
L'artiste possède différents appareils photographiques (Rolleiflex, Leica, Brownie Flash, Diana, Holga, Instamatic, sténopé en carton, jetable...). « Ce journal, je l'écris avec plusieurs machines : mon vieux Rolleiflex et son optique si douce, mon leica : son côté vif, tranchant, acéré et depuis trois ans mes caméras-jouet, holga et Diana, ces deux machines féminines qui m'accompagnent avec la douceur et le lâcher-prise de leurs optiques à quatre sous. » explique Challe.
En savoir plus :
→ dossier Daniel Challe
→ galerie d'images "Journal d'Espagne"
→ galerie d'images "Journal d'un amateur"
Sophie Carlier
Autoportrait, 2002
Photographie
Sophie Carlier
En 1999, après une licence de sociologie et des études de cinéma, Sophie Carlier accompagne un convoi humanitaire en Albanie et se lance dans la photographie.
Depuis, elle accumule les autoportraits dans des mises en scène où de simples objets produisent un décalage opératoire. Entre écart et rupture se déploient des reportages, en Azerbaïdjan, dans la lointaine Sibérie ; et quelques images de jambes, de ventre, de genoux d'un corps si proche et si lointain.
Les autoportraits de Sophie Carlier racontent, à la manière d'un journal intime, les histoires tristes d'un amour raté et de solitude amère, de l'impossibilité de rencontrer l'autre. Ce sont des messages codés, des bouteilles à la mer, des tentatives de captation visuelle ou de traversées des miroirs (rêve éveillé, émergence d'un reste d'enfance, érotisme).
Gérard Adde
Petites paroles gelées, 2008
Sérigraphie manuelle sur papier Rivoli
Jangada, 2008
Sérigraphie manuelle sur papier Arches
Né en 1962 à Bordeaux.
Vit et travaille à Châtellerault.
Elève du maître d'art Alain Buyse, il apprend la sérigraphie chez cet éditeur à Lille, en 2004.
Il est actuellement professeur d'arts plastiques à l'école d'art de Châtellerault.
En 2006, Jacques Villeglé l'invite à 2 jours de nuit, A3-art à Paris. (30 artistes reconnus invitent de jeunes artistes à exposer à leur côté ).
« Mon travail de création est d'inspiration culturelle. Il porte à la fois sur le côté visuel et la signification de l'écriture. » précise Gérard Adde.
« Dans la série Petites paroles gelées (inspirée par Rabelais), j'interroge la matérialité de l'écrit. Et il m'apparaît qu'aujourd'hui, l'absence de repères physiques et géographiques se banalise dans des télécommunications miniaturisées. Nous sommes, par écran interposé, privés de relation tangible. » raconte Gérard Adde.
« La Jangada (inspirée par Jules Verne) pointe la limitation des espaces rédactionnels des courriels et des SMS. Comment inscrire un maximum de mots dans un minimum d'espace ? » précise-t-il.
L'artothèque expose
Cette année, l'accent a été mis sur le portrait en lien avec les deux expositions qui circulent dans les écoles maternelles et primaires de la Ville. Des œuvres d'Antonio Saura, de Sophie Carlier, d'Yveline Loiseur ou de Caroline Pottier ont été acquises dans cette optique.Un autre objectif est de présenter la jeune génération : Benoîte Chéné, Chimène Denneulin, Frédérique Loutz, entrent pour la première fois dans la collection.
La photographie est représentée cette année par Michel Vanden Eeckhoudt, Claude Pauquet, Sylvie Tubiana, Claude Belloncle et Monique Métier qui nous présente un très beau travail sur le jardin du roi à Versailles au fil des saisons.
Deux photographies de Daniel Challe permettront à tout un chacun de se souvenir de l'exposition au musée et celle de l'artothèque.
Deux femmes – l'allemande Katharina Grosse et l'américaine Kate Shepherd - représentent l'ouverture de la collection à la création étrangère.L'artothèque suit le travail de quelques artistes dans la durée ; ceux-ci font partie de la "famille". Des nouvelles œuvres de Hervé Di Rosa, de Didier Bironneau, de Françoise Quardon, de Bertrand Bracaval viennent accompagner les œuvres de ces artistes déjà présentes dans les bacs.
Pour finir, l'artothèque c'est aussi une collection de livres d'artistes : dans l'exposition seront présentés des livres de Ghislaine Escande, d'Olivier Mazoué, de Claude Loubières et d'Aurélie Nemours. Ce dernier, d'une très grande qualité, a pu être acheté grâce au soutien de la Région "Pays de la Loire" et de la DRAC.
Bonne découverte à chacun, que ce soit dans la salle d'exposition, sur les murs de votre salon ou ici sur le site des médiathèques et des centres documentaires.
À l'occasion des dix ans de l'artothèque vous pourrez faire l'acquisition d'une estampe de Dominique Lacoudre et/ou de Claude Viallat. Elles sont présentées dans la salle d'exposition. (→ en savoir plus)
Pour en savoir plus sur l'artothèque
| Les artothèques, une histoire récente |
création araktu - http://www.araktu.com |
La première artothèque à voir le jour en France est mise en œuvre à la Maison de la Culture du Havre en 1965 sous l’impulsion d’André Malraux, alors ministre chargé des Affaires culturelles. Cette première expérience, rapidement interrompue, est suivie par celle de Grenoble qui possède aujourd’hui l’une des collections les plus importantes. De 1982 à 1985, le ministère de la Culture, désireux de favoriser l’accès à l’art contemporain, encourage les collectivités locales à créer des artothèques. Cette volonté décentralisatrice, également représentée par les Centres d’Art Contemporain (CAC) et les Fonds Régionaux d’Art Contemporain (FRAC), rencontre un succès important, notamment auprès des municipalités. Le plus souvent, celles-ci installent les artothèques au sein des nouvelles médiathèques. Mais leurs implantations sont souvent très variées : école d’art, musée et aussi lieux indépendants. Les artothèques peuvent être municipales ou associatives. On en compte aujourd’hui quarante en France. Une association les réunit : l’ADRA (Association de Développement et de Recherche sur les Artothèques). |
Qu'est-ce qu'une artothèque ? |
création araktu - http://www.araktu.com |
L’artothèque est un service de prêt d’estampes (gravures, lithographies, sérigraphies) et de photographies originales qui permet aux particulier, aux collectivités et aux entreprises d’intégrer dans leur environnement quotidien (domicile, lieu de travail, école) des témoignages de l’art d’aujourd’hui. La collection qui s’enrichit chaque année d’acquisitions nouvelles, a pour mission de dresser un panorama de la production contemporaine. Une artothèque est aussi le partenaire des collectivités (entreprises, associations, établissements scolaires) qui souhaitent développer des actions d’éducation et de sensibilisation dans le domaine de l’art. |
| Les conditions de prêt |
création araktu - http://www.araktu.com |
Pour les particuliers : la carte des médiathèques permet à chaque abonné adulte d’emprunte deux œuvres pour une période de deux mois. Pour les collectivités : la carte des médiathèques permet un emprunt de 10 œuvres pour une période de deux mois. Pour les entreprises : la carte des médiathèques permet un emprunt de 5 œuvres pour une période de deux mois. → téléchargez la plaquette de présentation de prêts aux entreprises Pour chaque œuvre prêtée, l’artothèque remet à l’emprunteur un document de présentation de l’artiste et/ou de l’œuvre. Le prêt est gratuit. Un bordereau sur lequel figure la valeur d’assurance de l’œuvre est remis à l’emprunteur qui en prend l’entière responsabilité « de clou à clou ». L’artothèque demande à l’emprunteur d’en informer son assureur. En cas de dommage(s), un montant forfaitaire est demandé à l’emprunteur (23 € pour un encadrement). Si l’œuvre est abîmée, l’emprunteur sera amené à en rembourser la valeur. |
| Les acquisitions |
| création araktu - http://www.araktu.com |
La collection est constituée d’œuvres contemporaines de 1950 à nos jours. Elles représentent toutes les tendances de l’art actuel : land art, nouveaux réalistes, figuration libre, photographie plasticienne, abstraction géométrique, art minimaliste, figuration narrative... Elle est constituée d’estampes, d’œuvres uniques sur papier et de photographies. Les acquisitions sont assurées par le responsable de l’artothèque en collaboration avec les membres de son équipe. Les achats sont réalisés directement auprès d’artistes, de galeries ou encore d’ateliers d’estampes. Des œuvres sont parfois réalisées à la demande de la structure (dans le cadre d’expositions). L’artothèque effectue ses acquisitions auprès d’artistes de renommée nationale ou internationale qui sont importants et représentatifs de la production d’art actuel et des différents courants. Mais l’artothèque reste toujours vigilante au soutien des artistes locaux ou régionaux ainsi qu’aux jeunes artistes. Parmi les créateurs de renommée internationale ou nationale, l’artothèque a, par exemple, acquis en 2006 des œuvres d’artistes tels que Antoni Tàpies, Jean Le Gac, Kiki Smith ou encore Nancy Spero... À l’issue de chaque exposition, l’artothèque fait également l’acquisition d’œuvres de l’artiste exposé. Ceci permet aux usagers de prolonger l’exposition chez eux et à l’artothèque de garder une trace dans ses collections. |


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