science-fiction
District 9

- District 9
- Auteur :
- Editeur : France : Metropolitan Filmexport
- Publié : 2010
- Type de document : DVD (DVD)
- Cote : F BLO
L'action de ce film se déroule en Afrique du sud. Des extraterrestres réfugiés sur la Terre depuis près de 30 ans vivent entassés dans le district 9, un véritable ghetto. La MNU, une multinationale, s'intéresse de près à cette communauté, surtout à son incroyable armement qui ne fonctionne qu'avec de l'ADN extraterrestre. Wikus, un agent de la MNU ayant contracté un mystérieux virus, voit son ADN modifié : cela le rend apte à utiliser la technologie alien. Il devient alors l'homme le plus recherché. Il perd tout lien avec ses proches et trouve refuge dans le district 9 où sa vie va changer radicalement.
Un film novateur et ambitieux, plein de rebondissements, réalisé par un jeune réalisateur à suivre : Neil Blomkamp.
La science-fiction au cinéma : la bibliographie
| Les films de Science-fiction - Livre de Michel Chion Éditions Les Cahiers du cinéma, 2008 | |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - 791.436 6 CHI |
| Le cinéma fantastique - Livre les grands classiques américains du Monde Perdu à 2001, l'odyssée de l'espace de Patrick Brion Éditions La Martinière, 1997 | |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - 791.436 6 BRI |
| La science-fiction au cinéma - Livre de Jean-Pierre Bouyxou Éditions Christian Bourgois et Dominique De Roux, 1971 | |
→ Indisponible dans les médiathèques |
| La science-fiction - Livre de Jacques Baudou Éditions PUF, 2003 | |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Documentation - Que-sais-je ? n° 1426 |
| Le cinéma des années Reagan - Livre un modèle Hollywoodien ? sous la direction de Frédéric Gimello-Mesplomp Éditions du Nouveau Monde, 2007 | |
→ Indisponible dans les médiathèques |
| 80 succès de la science-fiction - Livre de Pierre Tchernia et Jean-Claude Romer Éditions Casterman, 1989 | |
→ Indisponible dans les médiathèques |
| Robida - Livre fantastique et science-fiction Préface de Philippe Brun Éditions Pierre Mauray, 1980 | |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - 741.092 ROB |
| Dictionnaire de la science-fiction - Livre Sous-titre de Denis Guiot, Alain Laurie et Stéphane Nicot Éditions Le livre de poche Jeunesse, 1998 | |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Littérature - 809.34 GUI |
| La science-fiction - Livre Sous-titre de Lorris Murail Éditions Larousse, 1999 | |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Littérature - 809.34 MUR |
| Steven Spielberg - Livre Sous-titre de Clélia Cohen Éditions Les cahiers du cinéma, 2007 | |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Littérature - 791.434 SPI |
| Steven Spielberg - Livre mythe et chaos de Jean-Pierre Godard Éditions Horizon illimité, 2003 | |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - 791.434 SPI |
| Le cinéma de Georges Lucas - Livre de Marcus Hearn - préface de Ron Howard Éditions La Martinière, 2005 | |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - 791.34 LUC |
| Paul Verhoeven - Revue La chair et le sens Revue Eclipses n° 42, janvier 2008 | |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - 791.43 ECL |
Les inclassables venus de l’Est
| Andreï Roublev (1969) - VHS et DVD d'Andreï Tarkovski (Russie) |
Considéré comme le chef d'œuvre de la première partie de l'œuvre du grand cinéaste russe, ce film comporte des éléments de science-fiction : une des premières scènes montre l'ascension d'un ballon dirigeable au début du 15e. Il demeure cependant une biographie magistrale du peintre d'icônes Andreï Roublev de 1400 à 1426, doublée d'une troublante reconstitution de l'esprit de l'époque autant due aux décors qu'au jeu très nuancé des acteurs à commencer par Anatoli Solonitzine. Ce dernier parvient à nous transmettre les doutes d'un homme saint et profondément bon, qui doute du Jugement dernier. |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F TAR → Médiathèque du Bourg-sous-La-Roche - Département Adultes - F TAR |
| Sur le globe d'argent (1976) - DVD d'Andrzej Zulawski (Pologne) d'après La trilogie de la lune de Jerzy Zulawski |
Une équipe de cosmonautes colonise la face cachée d'une planète lointaine mais à mesure que les anciens meurent, la société dégénère. Le dernier survivant de la première génération, un chroniqueur qui enregistre les images du quotidien, est érigé en prophète par les plus jeunes. Épopée audacieuse, absurde et expérimentale puisque le projet est abandonné en 1977, trois semaines avant la fin du tournage pour être finalement monté en 1987. L'univers violent et extrême du cinéaste d'origine polonaise (L'important c'est d'aimer, La troisième partie de la nuit) retranscrit dans la SF ne perd rien de son impact. À noter l'éditeur de ce film, Malavida, qui se spécialise dans la redécouverte des grands cinéastes polonais tels Wajda, Has et Kawalerowicz. |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F ZUL |
Virus
| La nuit des morts-vivants (1969) - DVD et VHS de Georges Romero (USA) |
Un jalon de l'histoire du cinéma fantastique. Quelques survivants à un virus qui change la population en zombies, se réfugient dans une maison. S'en suit une suite de conflits et de moments de suspens terrifiants. Le film, totalement indépendant des gros circuits de production, utilise une façon de filmer proche du documentaire et des acteurs inconnus, ce qui lui donne une véracité étonnante. Le personnage principal est joué par un acteur afro-américain issu du théâtre. |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F ROM → Médiathèque du Bourg-sous-La-Roche - Département Adultes - F ROM |
![]() | Planète terreur (2007) - DVD de Roberto Rodriguez (USA) |
Un hommage jubilatoire au film de série B Grindhouse des années 70. Une réussite du genre cinéma shaker ou mutant. Un virus mutant menace la population d'une petite ville du Texas, les survivants s'organisent. Scénario banal mais tout est dans le rythme et la forme. | |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F ROD | |
![]() | Je suis une légende (2007) - DVD de Francis Lawrence (USA) d'après la nouvelle de Richard Matheson |
Troisième adaptation de cette histoire écrite par Richard Matheson et qui a aussi inspirée Georges Romero pour La nuit des morts-vivants. Cette version est la plus impressionnante par les moyens et le suspense. | |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F LAW → Médiathèque Félix-Leclerc - Département Adultes - F LAW | |
Expériences fictions
| L'homme invisible (1933) - VHS de James Whale (USA) d'après Herbert George Wells | |
![]() | Jack griffin (Claude Rains, dont c'est le premier rôle et dont on ne découvrit le visage que dans les films suivants) est scientifique. Il vient de trouver la formule qui permet de devenir invisible pas celle qui le rendrait de nouveau visible. Comment vivre alors normalement ? En s'enroulant le visage de bandeaux et en se retirant dans l'auberge d'un village isolé. Son aspect étrange ainsi que son comportement attirent la curiosité des gens et l'empêchent de travailler. Agacé, Griffin cherche à effrayer les villageois et se sert de son pouvoir à des fins de plus en plus malintentionnées... Ici le savant est fou non avant mais bien après ses expériences ! |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F WHA | |
| L'homme qui rétrécit (1957) - DVD et VHS de Jack Arnold (USA) d'après Richard Matheson |
Scott Carey, l'homme qui rétrécit, n'est pas un de ces savants fou qui rivalisent avec le Créateur, tel le Dr Jeckyll ou l'Homme invisible. C'est un homme comme les autres, victime de la radioactivité après avoir traversé un étrange nuage lors d'une croisière en bateau. Pour cet homme, le lieu de l'aventure sera désormais la maison, d'abord si familière puis pleine de dangers insoupçonnés... Petit, petit, de plus en plus petit. |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F ARN |
![]() | Les aventures d'un homme invisible (1992) - DVD de John Carpenter (USA) |
Une version pleine d'humour et de suspense de l'homme qu'on ne voit pas par un des maîtres du genre (The Thing, Starman). Avec des effets spéciaux très visibles mais amusants. | |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F CAR | |
![]() | Total Recall (1989) - DVD de Paul Verhoeven (USA) d'après Philip K. Dick |
Une bonne adaptation de l'œuvre de l'écrivain américain Philip K. Dick par le futur réalisateur de Starship Troopers. Un des meilleurs films sur Mars et sur les implants de mémoires et les troubles paranoïaques qu'ils engendrent. Comme toujours dans l'univers de K. Dick on finit par douter de tout et de tous. | |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F VER | |
Robots, androïdes et ordinateurs
![]() | Terminator (1985) - DVD Terminator 2 : le jugement dernier (1992) - DVD de James Cameron (USA) |
Même s'il y a eu après deux autres épisodes les deux premiers opus sont largement suffisants pour comprendre que les robots pourraient bien un jour nous dire : « Non, je n'obéis plus ! » Un bon divertissement avec des effets spéciaux révolutionnaires en leur temps. | |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F CAM | |
![]() | A.I. intelligence artificielle (2001) - DVD de Steven Spielberg (USA) |
L'histoire de Pinocchio transposée dans le futur. Spielberg très inspiré par ce projet qu'il hérita de Stanley Kubrick, après la mort de celui-ci. | |
| → Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F SPI → Médiathèque Léopold-Sédar-Senghor - Département Adultes - F SPI → Médiathèque du Bourg-sous-La-Roche - Département Adultes - F SPI |
![]() | I, Robot (2004) - DVD d'Alex Proyas (USA) |
En 2035, les robots sont devenus de parfaits assistants pour les êtres humains. Le détective Del Spooner enquête sur le meurtre du professeur Miles Hogenmiller, un chercheur en robotique. Le principal suspect semble être un androïde nommé Sonny. Or, si l'on s'en réfère aux lois de la robotique, les robots ne sont pas dotés de la faculté de tuer... Un must sur la révolte des robots, peut-être un peu trop lisse. | |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F PRO | |
Villes et sociétés du futur
![]() | Fahrenheit 451 (1966) - VHS et DVD de François Truffaut d'après le roman de Ray Bradbury |
Un cinéaste français adapte en Angleterre un roman célèbre de l'écrivain Ray Bradbury. Une réussite du genre. Truffaut l'humaniste s'inquiète de l'avenir d'une civilisation privée de culture. Le livre étant au centre du drame et symbolisant la liberté, l'émotion et la connaissance. Belle conclusion avec les hommes-livres... | |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F TRU | |
![]() | Soleil vert (1973) - DVD de Richard Fleischer (USA) |
New York 2022. Le jour où le président de la firme qui produit "le soleil vert" nourriture synthétique réservée à la masse populaire, est assassiné, Thorn, policier de New York est chargé de l'affaire. Une référence de la SF des années 70 avec derrière le divertissement, à peine cachée, une réflexion écologique sur la déshumanisation dans les grandes cités modernes. | |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F FLE → Médiathèque Léopold-Sédar-Senghor - Département Adultes - F FLE | |
| Zardoz (1974) - DVD de John Boorman (USA) |
En 2293, la Terre est dévastée. Ne subsistent plus que les brutes et les exterminateurs qui travaillent sans le savoir, pour une communauté restreinte de membres ayant découvert le secret de l'immortalité et vivant dans le Vortex. Le Zardoz du titre étant l'énorme masque de tragédie qui sert aux immortels à communiquer avec l'extérieur et à recevoir le produit des récoltes. Mais un jour Zed (Sean Connery), un exterminateur, se révolte et pénètre dans le Vortex. Il apporte avec lui la sexualité et la mortalité. L'équilibre de la société est alors mis à mal. |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F BOO |
| New-York 1997 (1981) - VHS et DVD de John Carpenter (USA) |
Snake Plissken, dangereux criminel condamné à mort, accepte une mission en échange de sa vie. Il a 24 h pour aller chercher le président des États-Unis dont l'avion s'est écrasé en plein cœur de Manhattan devenu une ville-prison. Au terme de ce temps les mini bombes qu'on lui a injecté exploseront. Un film hybride qui mélange les genres aventures, science-fiction et polar. Un pure divertissement d'action et de suspens avec un excellent Kurt Rusell qui reprendra le costume de Snake pour la suite Los Angeles 2013 en 1996. |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F CAR |
| Blade Runner (1982) - DVD et VHS de Ridley Scott (USA) d'après une nouvelle de Philip K. Dick |
Un film fascinant qui gagne en beauté avec le temps. La rigueur de la réalisation de Ridley Scott et de l'interprétation, la splendeur des décors, des lumières et des effets spéciaux (Douglas Trumbull) ont fait de ce film un des chefs-d'œuvre du cinéma et l'un des 10 plus grands films de SF. Il faut voir Harisson Ford sous la pluie, épuisé et hagard face au Robot humanoïde (sublime Rutger Hauer). De la bouche de l'androïde devenu poète s'échappent quelques mots, message d'amour pour la vie et le rêve : le dernier souffle de cet être qui se sait condamné car son temps de vie arrive à terme. On aurait envie de citer le leitmotiv de la chanson du film Le Portrait de Jennie : « d'où je viens nul ne sait, où je vais toutes les choses vont, le vent souffle, la mer roule, personne ne le sait. » |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F CAR → Médiathèque du Bourg-sous-La-Roche - Département Adultes - F CAR |
![]() | Brazil (1985) - DVD et VHS de Terry Gilliam (USA) |
Le dérèglement de la machine administrative d'une société déshumanisante provoque une erreur judiciaire. Un délire visuel par l'ex Monty Python avec en prime, Robert De Niro et Jonathan Price dans des décors hallucinants et des situation rocambolesques à souhait. | |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F GIL → Médiathèque du Bourg-sous-La-Roche - Département Adultes - F GIL | |
| Le cinquième élément (1997) - VHS de Luc Besson |
Ce film est une espèce de mixe de la culture pop de Luc Besson, qui mélange les références à la bande dessinée, au cinéma et à l'univers des jeux vidéos. Cela commence comme Indiana Jones (le début se passe en Égypte en 1914 avec des archéologues) avec des références à Blade Runner et à Star Wars, et Bruce Willis sauve une fois de plus le monde. Malgré la distribution largement américaine le film est une production française (Gaumont). Des techniciens français aux postes clés assurent au film les aides financières du CNC. La musique est signée par - devinez qui ? - Éric Serra, les costumes sont créés par Jean-Paul Gaultier, tandis que le scénariste Robert Mark Kamen est celui de la saga Karaté Kid (une référence !). Réplique du film : « Le temps n'est pas important, seule la vie est importante ! » Il fallait le dire ! |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F BES |
| Bienvenue à Gattaca (1997) - DVD et VHS d'Andrew Nicol (USA) |
Dans un monde parfait, Gattaca est un centre d'études et de recherches spatiales pour des jeunes gens au patrimoine génétique parfait. Jérôme (Jude Law), candidat idéal, voit sa vie détruite par un accident tandis que Vincent (Ethan Hawke), enfant naturel au capital génétique "imparfait", rêve de partir pour l'espace. Chacun des deux va permettre à l'autre d'obtenir ce qu'il souhaite en déjouant les lois de Gattaca. Un film juste sur un thème devenu classique : l'eugénisme ou comment certaines sociétés futures en fabriquant l'homme parfait le déshumanise. |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F NIC → Médiathèque du Bourg-sous-La-Roche - Département Adultes - F NIC |
| Dark City (1998) - DVD et VHS d'Alex Proyas (USA) |
John Murdoch (Rufus Sewell) se réveille dans une chambre d'hôtel et découvre à ses côtés le corps sans vie d'une femme. Il ne se souvient ni de la nuit passée avec elle, ni de celles qui l'ont précédée : il a perdu la mémoire. Traqué par l'inspecteur Bumstead (William Hurt) qui le soupçonne d'être un tueur en série, Murdoch devra découvrir par lui-même qui il est vraiment. L'art des effets spéciaux numériques donne à ce film méconnu une dimension onirique inédite et ouvre d'immenses possibilités visuelles au service d'un récit haletant. Quelques références au cinéma expressionniste donnent une inquiétante étrangeté à ce film de science-fiction aux allures de film noir. |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F PRO → Médiathèque du Bourg-sous-La-Roche - Département Adultes - F PRO |
| Minority Report (2002) - DVD de Steven Spielberg (USA) d'après Philip K. Dick |
Spielberg revient à la science-fiction avec A. I. (intelligence artificielle) et il enchaîne avec Minority Report qui confirme son génie à mettre en scène des univers beaucoup plus sombres, violents et poisseux que ne l'étaient ceux de Rencontre du troisième type et d'E.T. 2054 à New York, on découvre comment une équipe du service "pré-crime" avec l'aide de trois oracles, les précogs, dont on visualise les pensées sous formes de films, réussit à détecter les futurs crimes. Il faut ensuite localiser, intervenir et arrêter le supposé futur criminel. Propos de Spielberg : « Je traverse une période où je veux expérimenter et me surpasser, j'essaie des choses. Je me mets à l'épreuve, et je mets le public à l'épreuve. » Spielberg a changé, son cinéma est plus sceptique, pessimiste et expérimental. |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F SPI |
| Equilibrium (2003) - DVD de Kurt Wimmer (USA) |
Une société future interdit aux hommes d'avoir des émotions pour garder l'équilibre de tous. Pour ce faire chacun doit absorber quotidiennement une drogue qui est sensée rendre heureux. En réalité, elle rend indifférent à tout et permet le contrôle de l'État sur les individus. John Preston (Christian Bale) est chargé de veiller pour le compte du gouvernement au bon déroulement de ce rituel. Mais un beau matin, il perd sa propre dose et se trouve confronté à de nouvelles émotions qui vont bouleverser sa vie et celle de ses proches. Equilibrium traite d'un sujet typique de la SF : les sociétés futures sur le modèle totalitaire avec interdiction de penser par soi-même, tabou de l'émotion raffinée et délation des proches. Ce film est élégant mais il glace le sang. On y détruit par le feu des œuvres d'art aussi célèbres que La Joconde. On brûle Mona Lisa et son sourire énigmatique... Terrible. |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F WIM |
Voyages dans le temps et ailleurs
| Le Voyage fantastique (1966) - DVD de Richard Fleischer (USA) | |
![]() | Une équipe de 5 scientifiques est miniaturisée et injectée dans le corps d'un savant afin de l'opérer de l'intérieur. Elle a une heure pour le sauver... Où on découvre que le corps est un univers impitoyable. Les décorateurs se sont surpassés pour rendre tout cela crédible. Un film de science-fiction original par le réalisateur de Soleil vert. |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F FLE | |
![]() | La planète des singes (1967) - DVD de Franklin J. Schaffner (USA) d'après le roman de Pierre Boulle |
L'adaptation d'un roman passionnant. Un grand film de science-fiction qu'il faut découvrir d'urgence lorsqu'on aime le cinéma car ici toute la magie de cet art s'est donnée rendez-vous. Le jeu des acteurs est sobre, la mise en scène précise, le montage efficace, la musique géniale et les maquillages de John Chambers légendaires. | |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F SCH | |
![]() | L'armée des douze singes (1995) - DVD et VHS de Terry Gilliam (USA) |
C'est une réadaptation de La Jetée de Chris Marker par le réalisateur de Brazil. On y gagne en fantaisie et en décors et situations insolites. Avec Bruce Willis et Brad Pitt, motivés et complémentaires. | |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F GIL → Médiathèque du Bourg-sous-La-Roche - Département Adultes - F GIL | |
Space opéra
![]() | Planète interdite (1956) - VHS de Fred McLeod Wilcox (USA) |
Un grand film de science-fiction des années 50 à la fois classique et très novateur. Classique dans sa réalisation mais novateur par les thèmes qu'il aborde : la science comme philosophie, l'amour charnel, la mort. La musique électronique fixe l'ambiance dès le générique : on est très loin de la Terre et tout peu arriver. | |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F MCL → Médiathèque du Bourg-sous-La-Roche - Département Adultes - F WIL | |
| 2001, l'odyssée de l'espace (1968) - DVD et VHS de Stanley Kubrick (USA) | |
![]()
| À juste titre considéré comme le film qui révolutionna le genre en profondeur. Mais c'est surtout un essai de synthèse des questions que peut encore se poser un homme quand la technologie et la science sont arrivées à leur point culminant : "le sens de la vie, la mort, quel pouvoir donner à la machine ?" font partie des nombreuses questions que soulève ce film. Un plan sur un os lancé en l'air par des hommes préhistoriques suivit en raccord par un vaisseau spatial permit à Stanley Kubrick de faire une des plus longues ellipses de l'histoire du cinéma : 4 millions d'années. Les décors et les effets spéciaux sont très novateurs car Kubrick souhaite s'écarter radicalement du côté carton-pâte de nombreux film de SF de série B. Pour cela il s'alloue les services des meilleurs spécialistes parmi lesquels Douglas Trumbull. Les effets sonores sont restés très originaux puisqu'on entend dans certaines scènes uniquement la respiration du personnage que l'on voit à l'écran et les vaisseaux spatiaux évoluent dans le silence de l'espace. La musique de Richard Strauss, de György Ligeti et de Aram Khacheturyan donne un souffle inoubliable à ce film majeur du genre. |
| La suite de ce film 2010, l'année du premier contact de Peter Hyams est également disponible en DVD [F HYA]. | |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F KUB → Médiathèque Félix-Leclerc - Département Adultes - F KUB → Médiathèque du Bourg-sous-La-Roche - Département Adultes - F KUB | |
![]() | Solaris (1972) - DVD et VHS d'Andreï Tarkovski (Russie) |
Solaris est une étrange planète qui provoque des réactions curieuses sur les hommes qui y vivent en colonies. Les uns se donnent la mort tandis que les autres ont des visions. | |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F TAR | |
| Dune (1984) - DVD et VHS de David Lynch (USA) d'après la saga de Frank Herbert |
Pour les puristes c'est un échec ou en tout cas un film de David Lynch raté. On ne peut lui en vouloir eu égard aux conditions de production. Le producteur De Laurentis est un magna du cinéma comme les grands producteurs d'Hollywood mais en moins esthète. Lynch ne s'y retrouve pas même s'il a mené à bien son premier film Eraserhead malgré des années de galère. Pour Dune le budget est important, la pression énorme et les timing très serrés. Reste cependant un film souvent fascinant par les univers qu'il a su créer et les ambiances variés qu'il distille. Une belle galerie de portrait à défaut d'un rythme soutenu. |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F LYN → Médiathèque Félix-Leclerc - Département Adultes - F LYN |
Rencontre avec ...X !
![]() | The thing (1951) - VHS de Christian Niby et Howard Hawks (USA) |
Un groupe d'hommes installé dans une base américaine en Alaska a affaire à un extraterrestre végétal conservé intact dans la glace. Deux groupes se forment : les militaires qui veulent purement et simplement détruire l'alien et les scientifiques qui souhaitent l'étudier... Mais "la chose" n'est pas morte. L'isolement et la vie quotidienne sur la base ajoute au caractère réaliste de ce film simple et efficace. | |
→ Médiathèque du Bourg-sous-La-Roche - Département Adultes - F HAW | |
![]() | Predator (1987) - DVD de John McTiernan (USA) |
De la science-fiction musclée, doublée d'un très bon film d'aventure : le duel entre un soldat d'élite expert en techniques de survie et un être étrange venu d'ailleurs. Mais qui est le plus l'étrange de Schwarzenegger ou de l'alien ? | |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F MCT | |
| Mars Attacks ! (1996) - DVD et VHS de Tim Burton (USA) | |
![]() | Un hommage doublé d'une pluie de gags tous plus énormes les uns que les autres. Tout le monde et tous les clichés y passent : les soucoupes volantes et les petits hommes verts, le Président des États-Unis, sa femme, sa fille et sa cellule de crise, la famille d'américain très moyen, les reporters télés toujours là au bon moment et la musique électronique bizarre. Un nombre stupéfiant de stars dans des rôles sur mesure font de ce film une référence incontournable du genre. |
→ Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Art et Cinéma - F BUR → Médiathèque Benjamin-Rabier - Département Jeunesse - F BUR → Médiathèque Léopold-Sédar-Senghor - Département Adultes - F BUR | |



Considéré comme le chef d'œuvre de la première partie de l'œuvre du grand cinéaste russe, ce film comporte des éléments de science-fiction : une des premières scènes montre l'ascension d'un ballon dirigeable au début du 15e. Il demeure cependant une biographie magistrale du peintre d'icônes Andreï Roublev de 1400 à 1426, doublée d'une troublante reconstitution de l'esprit de l'époque autant due aux décors qu'au jeu très nuancé des acteurs à commencer par Anatoli Solonitzine. Ce dernier parvient à nous transmettre les doutes d'un homme saint et profondément bon, qui doute du Jugement dernier.
Une équipe de cosmonautes colonise la face cachée d'une planète lointaine mais à mesure que les anciens meurent, la société dégénère. Le dernier survivant de la première génération, un chroniqueur qui enregistre les images du quotidien, est érigé en prophète par les plus jeunes. Épopée audacieuse, absurde et expérimentale puisque le projet est abandonné en 1977, trois semaines avant la fin du tournage pour être finalement monté en 1987. L'univers violent et extrême du cinéaste d'origine polonaise (L'important c'est d'aimer, La troisième partie de la nuit) retranscrit dans la SF ne perd rien de son impact. À noter l'éditeur de ce film, Malavida, qui se spécialise dans la redécouverte des grands cinéastes polonais tels Wajda, Has et Kawalerowicz.
Un jalon de l'histoire du cinéma fantastique. Quelques survivants à un virus qui change la population en zombies, se réfugient dans une maison. S'en suit une suite de conflits et de moments de suspens terrifiants. Le film, totalement indépendant des gros circuits de production, utilise une façon de filmer proche du documentaire et des acteurs inconnus, ce qui lui donne une véracité étonnante. Le personnage principal est joué par un acteur afro-américain issu du théâtre.


Scott Carey, l'homme qui rétrécit, n'est pas un de ces savants fou qui rivalisent avec le Créateur, tel le Dr Jeckyll ou l'Homme invisible. C'est un homme comme les autres, victime de la radioactivité après avoir traversé un étrange nuage lors d'une croisière en bateau. Pour cet homme, le lieu de l'aventure sera désormais la maison, d'abord si familière puis pleine de dangers insoupçonnés... Petit, petit, de plus en plus petit.






En 2293, la Terre est dévastée. Ne subsistent plus que les brutes et les exterminateurs qui travaillent sans le savoir, pour une communauté restreinte de membres ayant découvert le secret de l'immortalité et vivant dans le Vortex. Le Zardoz du titre étant l'énorme masque de tragédie qui sert aux immortels à communiquer avec l'extérieur et à recevoir le produit des récoltes. Mais un jour Zed (Sean Connery), un exterminateur, se révolte et pénètre dans le Vortex. Il apporte avec lui la sexualité et la mortalité. L'équilibre de la société est alors mis à mal.
Snake Plissken, dangereux criminel condamné à mort, accepte une mission en échange de sa vie. Il a 24 h pour aller chercher le président des États-Unis dont l'avion s'est écrasé en plein cœur de Manhattan devenu une ville-prison. Au terme de ce temps les mini bombes qu'on lui a injecté exploseront. Un film hybride qui mélange les genres aventures, science-fiction et polar. Un pure divertissement d'action et de suspens avec un excellent Kurt Rusell qui reprendra le costume de Snake pour la suite Los Angeles 2013 en 1996.
Un film fascinant qui gagne en beauté avec le temps. La rigueur de la réalisation de Ridley Scott et de l'interprétation, la splendeur des décors, des lumières et des effets spéciaux (Douglas Trumbull) ont fait de ce film un des chefs-d'œuvre du cinéma et l'un des 10 plus grands films de SF. Il faut voir Harisson Ford sous la pluie, épuisé et hagard face au Robot humanoïde (sublime Rutger Hauer). De la bouche de l'androïde devenu poète s'échappent quelques mots, message d'amour pour la vie et le rêve : le dernier souffle de cet être qui se sait condamné car son temps de vie arrive à terme. 
Ce film est une espèce de mixe de la culture pop de Luc Besson, qui mélange les références à la bande dessinée, au cinéma et à l'univers des jeux vidéos. Cela commence comme Indiana Jones (le début se passe en Égypte en 1914 avec des archéologues) avec des références à Blade Runner et à Star Wars, et Bruce Willis sauve une fois de plus le monde. Malgré la distribution largement américaine le film est une production française (Gaumont). Des techniciens français aux postes clés assurent au film les aides financières du CNC. La musique est signée par - devinez qui ? - Éric Serra, les costumes sont créés par Jean-Paul Gaultier, tandis que le scénariste Robert Mark Kamen est celui de la saga Karaté Kid (une référence !). Réplique du film : « Le temps n'est pas important, seule la vie est importante ! » Il fallait le dire !
Dans un monde parfait, Gattaca est un centre d'études et de recherches spatiales pour des jeunes gens au patrimoine génétique parfait. Jérôme (Jude Law), candidat idéal, voit sa vie détruite par un accident tandis que Vincent (Ethan Hawke), enfant naturel au capital génétique "imparfait", rêve de partir pour l'espace. Chacun des deux va permettre à l'autre d'obtenir ce qu'il souhaite en déjouant les lois de Gattaca. Un film juste sur un thème devenu classique : l'eugénisme ou comment certaines sociétés futures en fabriquant l'homme parfait le déshumanise.
John Murdoch (Rufus Sewell) se réveille dans une chambre d'hôtel et découvre à ses côtés le corps sans vie d'une femme. Il ne se souvient ni de la nuit passée avec elle, ni de celles qui l'ont précédée : il a perdu la mémoire. Traqué par l'inspecteur Bumstead (William Hurt) qui le soupçonne d'être un tueur en série, Murdoch devra découvrir par lui-même qui il est vraiment. L'art des effets spéciaux numériques donne à ce film méconnu une dimension onirique inédite et ouvre d'immenses possibilités visuelles au service d'un récit haletant. Quelques références au cinéma expressionniste donnent une inquiétante étrangeté à ce film de science-fiction aux allures de film noir.
Spielberg revient à la science-fiction avec A. I. (intelligence artificielle) et il enchaîne avec Minority Report qui confirme son génie à mettre en scène des univers beaucoup plus sombres, violents et poisseux que ne l'étaient ceux de Rencontre du troisième type et d'E.T. 2054 à New York, on découvre comment une équipe du service "pré-crime" avec l'aide de trois oracles, les précogs, dont on visualise les pensées sous formes de films, réussit à détecter les futurs crimes. Il faut ensuite localiser, intervenir et arrêter le supposé futur criminel. Propos de Spielberg : « Je traverse une période où je veux expérimenter et me surpasser, j'essaie des choses. Je me mets à l'épreuve, et je mets le public à l'épreuve. » Spielberg a changé, son cinéma est plus sceptique, pessimiste et expérimental.
Une société future interdit aux hommes d'avoir des émotions pour garder l'équilibre de tous. Pour ce faire chacun doit absorber quotidiennement une drogue qui est sensée rendre heureux. En réalité, elle rend indifférent à tout et permet le contrôle de l'État sur les individus. John Preston (Christian Bale) est chargé de veiller pour le compte du gouvernement au bon déroulement de ce rituel. Mais un beau matin, il perd sa propre dose et se trouve confronté à de nouvelles émotions qui vont bouleverser sa vie et celle de ses proches. Equilibrium traite d'un sujet typique de la SF : les sociétés futures sur le modèle totalitaire avec interdiction de penser par soi-même, tabou de l'émotion raffinée et délation des proches. Ce film est élégant mais il glace le sang. On y détruit par le feu des œuvres d'art aussi célèbres que La Joconde. On brûle Mona Lisa et son sourire énigmatique... Terrible.






Pour les puristes c'est un échec ou en tout cas un film de David Lynch raté. On ne peut lui en vouloir eu égard aux conditions de production. Le producteur De Laurentis est un magna du cinéma comme les grands producteurs d'Hollywood mais en moins esthète. Lynch ne s'y retrouve pas même s'il a mené à bien son premier film Eraserhead malgré des années de galère. Pour Dune le budget est important, la pression énorme et les timing très serrés. Reste cependant un film souvent fascinant par les univers qu'il a su créer et les ambiances variés qu'il distille. Une belle galerie de portrait à défaut d'un rythme soutenu.


