Folle Journée
La Folle Journée 2012
Nos précédents dossiers : → 2011 : La musique post-romantique en Allemagne |
Sélection documentaire
| De Brahms à Mahler et Strauss : le postromantisme musical Brigitte François-Sappey, éditions Fayard/Mirare, 2010 |
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| Johannes Brahms |
| Ein deutsches Requiem, op. 45 composé par Johannes Brahms |
Un requiem allemand, op.45, dirigé par Laurence Equilbey, Naïve, 2004 Ein deutsches Requiem, Op. 45, dirigé par Herbert von Karajan, EMI, 2004 |
| Également dans nos collections : |
→ Brahms, Stéphane Barsacq, éditions Actes Sud/classica, 2008 → Trio avec clarinette, Chandos, 1998 → Concertos pour piano 1, dirigé par Léonard Bernstein, Sony, 1962-63 → Concertos pour piano 2, dirigé par Léonard Bernstein, RCA, 1960 → Lieder und Gesänge, dirigé par Marcus Creed, Harmonia Mundi, 1996 |
| Max Bruch |
| Dans nos collections : |
→ Fantaisie écossaise, dirigé par Zubin Mehta, EMI, 1988 → Fantaisie écossaise, dirigé par Dmitry Yablonsky, Abeille Musique, 2004 |
| Max Reger |
| Dans nos collections : |
→ Variations et fugue sur un thème de Mozart op. 132, dirigé par Valéry Polyansky, Chandos, 2002 |
| Frantz Liszt |
| Dans nos collections : |
→ Préludes pour orchestre, dirigé par Kurt Masur, EMI, 1981 → Années de Pèlerinage : jeux d'eau à la Villa d'Este, Deutsche Grammophon, 1977 → Rhapsodies hongroises, EMI, 1959 → Franz Liszt, T1 : 1811-1861, Alan Walker, éditions Fayard, 1990 |
| Richard Wagner |
| Der ring des Nibelungen dirigé par Pierre Boulez, mis en scène par Patrice Chéreau, Universal Music, 1976 |
Der ring des Nibelungen : L'anneau de Nibelung est un cycle de quatre opéras. Composé d'un prologue (L'or du Rhin) et de 3 pièces (La Walkyrie, Siegfried et Le crépuscule des dieux), il aura fallu à Richard Wagner 28 ans pour terminer son œuvre sorte de tragédie grecque.Pour la première fois, au début des années 80, le mythique Ring est joué à Bayreuth dans son intégralité et filmé pour la télévision. La mise en scène est signée Patrice Chéreau qui a su trouvé des acteurs au service de l'œuvre. La direction est assurée par l'excellence de Boulez qui amène une fluidité à la musique de Wagner. Le cadre, le théâtre de Bayreuth, est somptueux et rappelons-le construit dans l'unique objectif de remplir les caractéristiques techniques du Ring. Bref grâce à ce coffret vous pourrez vous immerger à souhait dans l'œuvre de Wagner tout en prenant votre temps cela dure tout de même quatorze heures !!! |
| Également dans nos collections : |
→ Richard Wagner, sa vie, son œuvre, son siècle, Martin Gregor-Dellin, éditions Fayard, 1991 → Richard Wagner, visions d'artistes : d'Auguste Renoir à Anselm Kiefer, éditions Somogy, 2005 |
| Anton Bruckner |
| Dans nos collections : |
→ Messe en mi mineur & motets, dirigé par Stephen Layton, Abeille Musique, 2007 |
| Vienne 1900 |
| Dans nos collections : |
→ Klimt, Schiele, Moser, Kokoschka : Vienne 1900, réalisé par Valérie Manuel France 5, 2005 → Klimt, Matteo Chini, éditions Gründ, 2003 → Klimt, Kokoschka, Schiele, Moser : la révolution viennoise au Grand Palais, Télérama, hors-série n° 130, septembre 2005 → Expressionnisme : une révolution artistique allemande, Dietmar Elger, éditions Taschen, 1998 → Egon Schiele, 1890-1918 : pantomines de la volupté, visions de la mortalité, Wolfgang Georg Fischer, éditions Taschen, 1995 |
| Gustav Mahler |
| Dans nos collections : |
→ Le chant de la terre, dirigé par Bruno Walter, Decca, 1952 → Symphonie des Mille, dirigé par Pierre Boulez, Deutsche Grammophon, 2007 → Kindertotenlieder, Decca, 1992 → Symphonie n°1 : Titan, dirigé par Léonard Bernstein, Sony, 1998 |
| L'école de Vienne |
| Dans nos collections : |
→ The rest is noise : à l'écoute du XXe siècle, la modernité en musique, Alex Ross, éditions Actes Sud, 2010 → L'École de Vienne, Dominique Jameux, éditions Fayard, 2002 |
| Arnold Schönberg |
| La série Schönberg Glenn Gould, éditions Bourgois, 1998 |
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| Également dans nos collections : |
→ Pierrot Lunaire, dirigé par Pierre Boulez, Universal Music, 1998 → La nuit transfigurée, dirigé par Herbert von Karajan, Polydor, 1974 |
| Anton Von Webern |
| Six bagatelles pour quatuor à cordes, op.9 dirigé par Pierre Boulez, Universal, 1995 |
Ces œuvres extrêmement courtes et concises pour quatuor à cordes, rompent complètement avec la tonalité. On assiste à la disparition totale de la mélodie et du rythme. Une création qui eut un temps de gestation particulièrement long et est devenue une pièce maîtresse de son œuvre. |
| Également dans nos collections : |
| Alban Berg |
| Dans nos collections : |
| → Concerto pour violon « à la mémoire d'un ange », dirigé par Georges Prêtre, EMI, 1996 |
Le quizz des Titans
| Participez au quizz des Titans et gagnez des places pour La Folle Journée ! | |
1- Franz Liszt est l'inventeur :
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2- De laquelle de ces femmes Johannes Brahms était-il très proche ?
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3- Le mouvement artistique qui naît à Vienne à la fin du 19e siècle s'appelle :
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4- Gustav Mahler a composé une œuvre pour orchestre et chœurs de dimensions gigantesques, c'est la :
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5- Arnold Schönberg est l'inventeur d'un nouveau principe d'écriture musicale, lequel ?
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Réglement et lots : Jusqu'au 25 janvier, minuit, répondez aux questions, déposez le bulletin dans une des urnes (au Conservatoire ou au département Musique de la Médiathèque Benjamin-Rabier, sans oublier vos coordonnées et vous gagnerez peut-être un magnifique cahier de musique relié ou 2 places pour un des deux concerts suivants :
Les places sont à retirer à partir du Mercredi 26 janvier, 13h30 jusqu'au Vendredi 28 janvier, 17h à la bibliothèque du Conservatoire. Pour plus d'informations, contactez la bibliothèque au 02-51-47-46-24 ou à l'adresse suivante : grelierd@ville-larochesuryon.fr. |
Une nouvelle révolution musicale : L’école de Vienne
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| L'école de Vienne désigne le courant musical porté par Arnold Schönberg et ses élèves Berg et Webern au début du XXe siècle dans la capitale autrichienne. | ||||
Tout à la fois admirateur de Brahms et protégé de Gustav Mahler, qui fera monter (sans grand succès) ses premières œuvres, Schönberg connaît parfaitement la musique romantique et ses avatars plus tardifs. Comme d'autres musiciens de sa génération, il en perçoit aussi les limites et tente peu à peu de s'affranchir de l'harmonie utilisée jusque là. Poussant plus loin les expériences d'écriture menées par Wagner, il va aboutir à la suppression de la tonalité. Dans le système tonal, on disposait de sept notes (degrés) auxquelles on attribuait une importance différente. La « plus importante » étant la première. Appelée tonique ou fondamentale, cette note donnait son nom à la tonalité utilisée (un concerto en Do, en Ré...). Après Schönberg, ces outils ne sont plus d'actualité, on parle alors de musique « atonale ». | ![]() | |||
Ce même Schönberg décide alors d'écrire ses pièces à l'aide des douze sons qui composent la gamme chromatique dans la musique occidentale (Do, Do dièse, Ré, Ré dièse, ..., Si) sans attribuer d'importance à une note plutôt qu'à une autre. C'est ce qu'on appelle le « dodécaphonisme ». Ce nouveau principe de composition va bouleverser la musique moderne et ouvrir la voie à de nombreux compositeurs contemporains. Par ailleurs, l'œuvre présentée est souvent conçue à l'aide de séries constituées des douze sons. Le morceau évolue alors en jouant par exemple sur la répétition des séries. On peut également jouer une série équivalente en partant d'une autre note ou bien jouer la série en sens inverse. Tous ces procédés alors nouveaux constituent « la musique sérielle ». | ||||
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Ces changements radicaux dans l'écriture musicale, Schönberg les opère progressivement au long d'une œuvre riche qui va des pièces pour piano aux expériences symphoniques, sans oublier la musique vocale et notamment un cycle de Lieder composé en 1905. Proche de peintres expressionnistes comme Oskar Kokoschka, Schönberg compose en 1912 son œuvre restée la plus célèbre Pierrot Lunaire, mélodrame pour voix parlée et huit instruments, véritable manifeste de l'expressionnisme musical. | ||||
Extrait de Pierrot Lunaire, dirigé par Pierre Boulez | ||||
À emprunter dans nos collections → The rest is noise : à l'écoute du XXe siècle, la modernité en musique, Alex Ross, éditions Actes Sud, 2010 → L'École de Vienne, Dominique Jameux, éditions Fayard, 2002 | ||||
| Schönberg (1874-1951) | ||||
Focus sur une oeuvre Connu surtout pour ses qualités de virtuose du piano, Glenn Gould était aussi un homme de radio confirmé, doublé d'un critique musical avisé. On retrouve dans ces pages les transcriptions d'entretiens réalisés pour Radio Canada durant lesquels le musicien décrypte l'œuvre de Schönberg, enregistrements à l'appui. Une façon originale de rencontrer la musique du compositeur viennois, à travers la subjectivité d'un de ses grands interprètes. | ||||
À emprunter dans nos collections → La série Schönberg, Glenn Gould, éditions Bourgois, 1998 → Pierrot Lunaire, dirigé par Pierre Boulez | ||||
| Webern (1883-1945) | ||||
Focus sur une œuvre Ces œuvres extrêmement courtes et concises pour quatuor à cordes, rompent complètement avec la tonalité. On assiste à la disparition totale de la mélodie et du rythme. Cette création, au temps de gestation particulièrement long, est devenue une pièce maîtresse de son œuvre. | ||||
À emprunter dans nos collections → Six bagatelles pour quatuor à cordes, dirigé par Pierre Boulez | ||||
| Berg (1885-1935) | ||||
Élève surdoué de Schönberg, Berg est comme son maître un proche de Mahler et de sa femme Alma. Quand Manon, la fille d'Alma et de son deuxième mari Walter Gropius décède à l'âge de dix-huit ans, Berg est bouleversé. Il oriente alors l'écriture de son concerto pour violon pour en faire une œuvre tragique et émouvante à la mémoire de la jeune fille et intitule la pièce : Concerto pour violon à la mémoire d'un ange. Si la partition relève clairement des principes du dodécaphonisme, le compositeur parvient tout de même à offrir une œuvre d'un grand lyrisme, une forme de requiem en hommage à Manon. | ||||
À emprunter dans nos collections → Wozzeck → Concerto pour violon « à la mémoire d'un ange », dirigé par Georges Prêtre | ||||
Mahler à Vienne
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En 1897, quand Mahler prend la direction de l'Opéra de Vienne, il est un chef d'orchestre respecté et admiré autant qu'un compositeur incompris. Il dirige notamment les œuvres de Wagner avec brio et se fait un nom comme interprète de l'œuvre du maître de la nouvelle musique, tant sur le plan musical que de la mise en scène. Son style de direction très expressif lui vaut même de nombreuses caricatures. Baigné dans les milieux de l'avant-garde viennoise, il participe au mouvement « Sezession » et épouse en 1902 celle qui est un peu l'égérie des artistes de la capitale autrichienne à l'époque : Alma Schindler. Cette dernière, compositrice elle-même, fréquentera d'ailleurs de nombreux grands créateurs tels que Oskar Kokoschka ou Walter Gropius, fondateur de l'école d'architecture Bauhaus en Allemagne. Victime de l'antisémitisme ambiant, Mahler est contraint de quitter son poste à l'Opéra en 1907 et accepte un engagement au Metropolitan de New York. | ||||
Mahler a été peu reconnu de son vivant pour la valeur de ses compositions. Il n'a d'ailleurs jamais dirigé ses propres œuvres à Vienne, et ce même du temps de sa célébrité. Néanmoins son héritage dans le domaine de la symphonie en particulier est considérable. On lui doit 9 symphonies achevées et plusieurs autres œuvres orchestrales. Il n'est pas rare que le compositeur utilise le chant dans ses œuvres. La symphonie « des Mille » en est un exemple frappant. Rassemblant plusieurs centaines de musiciens et choristes à l'origine, cette pièce vaudra à Mahler son seul vrai grand succès comme compositeur lors de la création à Munich en 1910. | ||||
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Symphonie des Mille dirigée par Léonard Bernstein, Phillarmonique de Vienne, 1975 | ||||
| Malgré l'absence de succès populaire, le travail du compositeur exerce néanmoins une réelle influence sur des jeunes musiciens comme Schönberg, Webern et Berg notamment, les acteurs de la future « école de Vienne ». | ||||
À emprunter dans nos collections → Le chant de la terre, dirigé par Bruno Walter | ||||
Vienne 1900, une capitale intellectuelle en ébullition
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| Dans les années qui précèdent la fin de l'empire austro-hongrois, Vienne abrite de nombreuses personnalités qui, toutes disciplines confondues, participent à une rénovation de la pensée au sens large et de la pensée artistique en particulier. À commencer par ce que les artistes impliqués appellent eux-mêmes le mouvement « Sezession ». | ||||
| La « Sezession » est officiellement fondée à Vienne à la fin du 19e siècle par des architectes et des plasticiens qui s'élèvent contre le conservatisme artistique dominant la société autrichienne de l'époque, et entendent renouveler les arts appliqués. Le mouvement prône également une vision internationaliste de la création et de l'échange des idées, au moment où les nationalismes exacerbés mèneront sans tarder au conflit mondial. | ||||
| Afin de promouvoir leur courant, les sécessionnistes créent un lieu d'exposition dans le centre de Vienne : le palais de la « Sezession » sur les plans de Josef Maria Olbrich, grand architecte du mouvement. Au cœur du palais, une fresque composée en 1902 rend hommage à la 9e symphonie de Beethoven. Celle-ci constitue un des chefs-d'œuvre de Gustav Klimt, l'un des célèbres peintres fondateurs de la « Sezession ». On lui doit d'autres œuvres majeures comme Le Baiser et Judith et Holopherne. Celui qui devient le président de l'association des artistes de la « Sezession » est aussi un maître respecté ; il compte parmi ses élèves Egon Schiele, autre grand peintre autrichien du début du siècle et Oskar Kokoschka, promoteur de l'expressionnisme viennois. | ![]() ![]() | |||
![]() | La richesse culturelle et intellectuelle de Vienne aux alentours de 1900 s'exprime aussi à travers la présence de grands écrivains et penseurs. L'héritage de Nietzsche y est très présent. Des musiciens comme Richard Strauss par exemple avec son poème symphonique Also sprach Zarathustra inscriront leur création dans sa pensée. Sigmund Freud réside lui aussi dans la capitale autrichienne. Le créateur de la psychanalyse est déjà une figure célèbre dans les milieux intellectuels bien que très contesté. Le docteur Freud séduit des artistes comme Gustav Mahler qui le consulta une après-midi ; un épisode qui laissa le musicien très enthousiaste. | |||
De grands écrivains influencent ou sont influencés par l'activité intellectuelle à Vienne au début du 19e siècle. Stefan Zweig est l'un d'eux. Membre du mouvement littéraire d'avant-garde « Jeune Vienne », il entretient une correspondance avec Sigmund Freud et Richard Strauss. Zweig rédigera même un livret pour un opéra du compositeur allemand intitulé La femme silencieuse. | ||||
À emprunter dans nos collections → Klimt, Schiele, Moser, Kokoschka : Vienne 1900, réalisé par Valérie Manuel → Klimt, Matteo Chini, éditions Gründ, 2003 → Klimt, Kokoschka, Schiele, Moser : la révolution viennoise au Grand Palais, Télérama, hors-série n° 130, septembre 2005 → Expressionnisme : une révolution artistique allemande, Dietmar Elger, éditions Gründ, 2003 → Egon Schiele, 1890-1918 : pantomines de la volupté, visions de la mortalité, Wolfgang Georg Fischer, éditions Taschen, 1995 | ||||
Puissance et lyrisme : la nouvelle école allemande
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Liszt (1811-1886) On reconnaît souvent en Liszt le pianiste romantique, virtuose, proche de Chopin, séducteur aussi... S'il est vrai qu'il consacre plutôt la première partie de sa carrière aux tournées de récitals dans toute l'Europe, le musicien hongrois n'en est pas moins un compositeur de renom. Dès 1848 et son séjour à Weimar, il écrit de nombreuses œuvres pour orchestre et dirige les pièces de créateurs contemporains, notamment Schubert et Wagner, dont il est un des premiers à défendre les orientations musicales. | ![]() | |||
Toujours à Weimar, Liszt met au point un genre nouveau, en un mouvement, issu de l'ouverture : le poème symphonique. Les thèmes sont empruntés à la littérature (poèmes, théâtre), à la peinture, à des expériences personnelles. Ce sont des peintures sonores comportant un programme. Tantôt illustration d'un titre, tantôt description précise d'une situation. Liszt, en illustrant de grands poètes comme Victor Hugo, reprend le discours romantique lié à l'émancipation des peuples, au progrès de la race humaine. En ce sens, il est en opposition avec la tradition baroque ou classique qui se veut un permanent hommage à Dieu et conçoit une nouvelle musique attachée au drame humain, au mythe. | ||||
À emprunter dans nos collections → Préludes pour orchestre, dirigé par Kurt Masur | ||||
Wagner (1813-1883) Wagner est d'abord un passionné d'art lyrique ; un admirateur de l'opéra italien et des œuvres grandioses de Berlioz. Il nourrit également un très fort intérêt pour la culture nationale, pour les mythes fondateurs d'une Allemagne en pleine renaissance politique au milieu du 19e siècle. Ainsi, il va peu à peu traduire dans son œuvre musicale ces différentes sources d'inspiration et se faire le chantre d'une musique nouvelle. | ![]() | |||
| Proche de Liszt dont il épousera la fille Cosima, Wagner se réfugie, à la suite d'un épisode révolutionnaire un peu trouble, à Weimar où réside le compositeur hongrois. Poursuivant son exil à Zurich, il y écrit les ouvrages qui développent ses idées esthétiques : « L'œuvre d'art de l'avenir » et « Œuvre et drame ». À la rigueur formelle de l'art du passé, il oppose un art libéré des schémas conventionnels où musique, poésie et art dramatique se fondent dans une œuvre d'art totale. | ||||
| Son chef d'œuvre reste sans doute la Tétralogie L'anneau de Nibelung. Cet ouvrage lyrique gigantesque en un prologue et trois journées relate un épisode de la mythologie germanique racontée dans un poème épique du Moyen-âge. La création a lieu en 1876 à Bayreuth en Bavière, à l'occasion du premier festival dédié à son œuvre, festival qui perdure encore aujourd'hui, célébrant chaque année la musique du maître. | ||||
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Focus sur une oeuvre Der ring des Nibelungen : L'anneau de Nibelung est un cycle de quatre opéras. Composé d'un prologue (L'or du Rhin) et de 3 pièces (La Walkyrie, Siegfried et le Crépuscule des dieux), il aura fallu à Richard Wagner 28 ans pour terminer son œuvre, sorte de tragédie grecque. → Der ring des Nibelungen, dirigé par Pierre Boulez, mis en scène par Patrice Chéreau, Universal Music, 1976 Extrait de L'anneau de Nibelung, dirigé par Pierre Boulez et mis en scène par Patrice Chéreau | ||||
À emprunter dans nos collections → Parsifal → Richard Wagner, Martin Gregor-Dellin, éditions Fayard, 1991 → Richard Wagner, visions d'artistes : d'Auguste Renoir à Anselm Kiefer, éditions Somogy, 2005 | ||||
Les héritiers de Wagner De nombreux compositeurs et chefs d'orchestre se verront les héritiers de la démarche de Wagner. On peut citer Hans Von Bülow, ami du compositeur et premier mari de Cosima et Anton Bruckner, défenseur acharné du wagnérisme à Vienne, où cette nouvelle musique ne jouit pas d'une grande popularité à l'époque. | ||||
| Anton Bruckner (1824-1896) | ||||
À emprunter dans nos collections → Messe en mi mineur, dirigé par Stephen Layton → Symphonie n°5 en Si dièse majeur, dirigé par Eugen Jochum → Bruckner, éditions Actes Sud, 2008 | ||||
Brahms, le crépuscule du Romantisme
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Johannes Brahms Admirateur de l'œuvre de Beethoven, Brahms (1833-1897) inscrit son travail dans la tradition romantique dont il est souvent considéré comme le dernier grand représentant. Hans Von Bülow, grand chef d'orchestre et premier mari de la fille de Liszt, dira de sa première symphonie : « c'est la dixième symphonie de Beethoven ». À une époque où l'écriture musicale voit les prémices d'un changement radical, Brahms s'affiche donc comme plutôt conservateur d'un certain modèle. Il rencontre le compositeur et pianiste hongrois Franz Liszt, initiateur de ces changements par bien des aspects, mais ne partage avec lui ni tempérament, ni affinités esthétiques. | ||||
| Installé à Vienne dès 1862, il se consacre à la fois à son activité de pianiste de concert et de compositeur. C'est dans cette ville, carrefour de la création musicale pour un demi-siècle au moins qu'il écrit la plupart de ses œuvres symphoniques (les 4 symphonies et son 2e concerto pour piano) pour lesquelles il est largement reconnu de son vivant. Depuis la capitale autrichienne, il prend part à la querelle musicale à l'origine de la naissance de courants majeurs de la musique du 20e siècle. Brahms défend, face aux tenants de la nouvelle école allemande (Neudeutsche Schule) et de la musique à programme dont Liszt et Wagner sont les grandes figures, une musique durable (dauerhafte Musik), indépendante de l'histoire pronant un certain idéal de la pureté. | ![]() | |||
L'œuvre de Brahms comprend un très grand nombre de genres musicaux, du recueil de pièces pour piano seul aux œuvres symphoniques en passant par la musique de chambre et la musique vocale. | ||||
À emprunter dans nos collections → Brahms, Stéphane Barsacq, éditions Actes Sud/classica, 2008 | ||||
| Focus sur une grande œuvre Ein deutsches Requiem, pour voix solistes, orchestre et choeur « Je n'ai pas besoin de vous dire qu'intérieurement, je ne ris jamais ». Brahms porte en lui une très grande tristesse et entretient une conception profondément tragique du monde. Dans son Requiem, œuvre monumentale et sans précédent dans l'histoire de la musique allemande, le compositeur traduit à la fois l'expression de la douleur humaine et l'attente d'une forme de clémence divine. | ||||
À emprunter dans nos collections → Ein deutsches Requiem, op. 45, dirigé par Laurence Equilbey → Ein deutsches Requiem, op. 45, dirigé par Herbert von Karajan → Concertos pour piano 1, dirigé par Léonard Bernstein → Concertos pour piano 2, dirigé par Léonard Bernstein → Lieder → Lieder | ||||
Les héritiers de Brahms Son héritage et son influence seront revendiqués largement au-delà des cercles romantiques par Schönberg et ses proches. Quelques compositeurs du tournant du siècle empruntent les pas tracés par le compositeur allemand. Ainsi Max Bruch (1838-1920) suit la lignée romantique dans un style souvent proche de celui de Mendelssohn. Ou encore Max Reger (1873-1913), chef d'orchestre et organiste tourmenté, dont les œuvres renouvellent les accents classiques et romantiques de Brahms marquant une opposition claire avec la nouvelle école allemande. | ![]() | |||
| Max Bruch (1838-1920) | ||||
| Fortement influencé par Brahms, l'œuvre de Max Bruch se caractérise par une écriture d'une grande sûreté, des mélodies généreuses qui s'inspirent parfois du folklore écossais, gallois ou allemand et par des accents post-romantiques. Œuvre originale par sa forme et son écriture, la Fantaisie pour violon avec harpe et accompagnement d'orchestre demeure une partition pleine de charme. Son dédicataire, Pablo de Sarasate, la trouva fort à son goût de virtuose imaginatif et exigeant. Le libre emploi de thèmes populaires justifie le titre choisi pour cette composition qui est en fait une rhapsodie avec violon concertant, en quatre parties, où la harpe intervient pour accompagner l'instrument soliste et donner une certaine couleur locale. | ||||
À emprunter dans nos collections → Fantaisie écossaise, dirigé par Zubin Mehta | ||||
| Reger (1873-1916) | ||||
À emprunter dans nos collections | ||||



La traditionnelle publication commandée à l'occasion de la Folle Journée, consacrée cette année aux musiciens post-romantiques en Allemagne et à Vienne, a été confiée à Brigitte François-Sappey. L'auteur spécialiste de la musique romantique, livre ici un ouvrage condensé qui permet de mettre en relation les différents acteurs d'une période riche où se développent de multiples esthétiques. Du romantisme tragique des œuvres de Brahms à la révolution de l'écriture initiée par Schönberg, sans oublier la ferveur des grands orchestres de Mahler, le catalogue des compositions est aussi abondant que diversifié. Le guide parfait pour s'orienter dans la programmation ! A noter : la présence de l'auteur pour une conférence à La Roche-sur-Yon le 29 janvier.
« Je n'ai pas besoin de vous dire qu'intérieurement, je ne ris jamais ». Brahms porte en lui une très grande tristesse et entretient une conception profondément tragique du monde. Dans son Requiem, œuvre monumentale et sans précédent dans l'histoire de la musique allemande, le compositeur traduit à la fois l'expression de la douleur humaine et l'attente d'une forme de clémence divine.
Der ring des Nibelungen : L'anneau de Nibelung est un cycle de quatre opéras. Composé d'un prologue (L'or du Rhin) et de 3 pièces (La Walkyrie, Siegfried et Le crépuscule des dieux), il aura fallu à Richard Wagner 28 ans pour terminer son œuvre sorte de tragédie grecque.
Connu surtout pour ses qualités de virtuose du piano, Glenn Gould était aussi un homme de radio confirmé, doublé d'un critique musical avisé. On retrouve dans ces pages les transcriptions d'entretiens réalisés pour Radio Canada durant lesquels le musicien décrypte l'œuvre de Schönberg, enregistrements à l'appui. Une façon originale de rencontrer la musique du compositeur viennois, à travers la subjectivité d'un de ses grands interprètes.








En 1897, quand Mahler prend la direction de l'Opéra de Vienne, il est un chef d'orchestre respecté et admiré autant qu'un compositeur incompris. Il dirige notamment les œuvres de 












